Jeannot Harvey se vide le coeur

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(ALMA) Cegertec WorleyParsons se présente comme la dernière firme d'ingénierie de premier plan pouvant montrer patte blanche au Québec.

Président de la firme, Jeannot Harvey se dit révolté par tout ce qu'il a appris via la commission Charbonneau. Révolté comme dirigeant, mais surtout comme ingénieur de profession.

Comme plusieurs, il a suivi avec attention la première étape des travaux et constate le fossé qui sépare désormais le grand public de sa profession.

Sans nuance, il affirme haut et fort que Cegertec WorleyParsons n'a rien à se reprocher. Il va même jusqu'à présenter son entreprise comme «l'ange blanc» du Québec, défiant quiconque de trouver une irrégularité comparable à celles qui ont été évoquées devant la commission.

Selon lui, d'ailleurs, il est maintenant temps de tourner les caméras vers les entreprises qui ne font pas l'objet de suspicions.

«Au Québec, il y a autre chose que BPR et Dessau, pour ne nommer que ces deux-là. Il y a des Cégertec WorleyParsons qui ne sont pas dans cette merde-là. Tu peux sois continuer à brasser dans la merde, sois aller voir ailleurs où il y a des fleurs», illustre-t-il, référant ainsi à la couverture médiatique actuelle.

Transaction

En avril dernier, Cegertec et WorleyParsons ont uni leur destinée. Pour la firme originaire de Saguenay, il s'agissait d'une transaction majeure qui catapultera la compagnie vers de nouvelles sphères.

À travers cette transaction, Jeannot Harvey dit s'être assuré qu'il s'associait à une entité intouchable quant à sa réputation.

«J'ai fait mon «move» 50 - 50 avec du monde qui, j'en suis sûr, ne sont pognés dans rien. Ça fait que s'ils (les donneurs d'ordre) cherchent un ange blanc, qu'ils fassent affaires avec Cegertec WorleyParsons. Nous ne sommes pas des BPR ou des Dessau ou des SNC de ce monde, point. Je pourrais ajouter les Roche et les Simard(-Beaudry), en veux-tu ? Tout ceux qui sont sur l'île sont pognés. Moi, je n'étais pas là. Je ne suis pas dans la gang.»

«Le revolver sur le front»

Manifestement, le président de Cegertec WorleyParsons en a gros sur le coeur lorsqu'il est question de ses compétiteurs ayant profité du système dans la grande région de Montréal.

«C'est comme dans la construction, il faut arrêter de toujours parler de Simard-Beaudry, qui a obtenu ses contrats avec le revolver collé dans le front. Nous, quand on a des contrats, c'est parce qu'on soumissionne. Au Québec, il n'y a pas que des gens qui fourrent le monde. Il y a aussi des personnes qui gagnent leur argent à la sueur de leur front, en performant et en ayant des tripes. Il faut qu'on commence à parler de ceux qui sont bons. On a assez parlé des bandits», tranche-t-il.

Jeannot Harvey répète être conscient des dommages irréparables qu'a subis la profession au cours des derniers mois. Il ajoute qu'il en est de même pour l'industrie de la construction, où plusieurs entrepreneurs honnêtes sont éclaboussés par les malversations qui transpirent de la commission Charbonneau.

«Je le sens, confie-t-il. Tout le monde parle mal des ingénieurs et des constructeurs. Il faut que quelqu'un parle. Il n'y a pas que moi. Moi, je sais que mon nom ne sortira pas dans cette commission. J'ai gagné tous mes contrats et je n'ai donné aucun pourcentage, à personne. On n'est pas des bandits. Ils ne m'ont jamais interrogé, jamais.»

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