Chasse aux lutins

Folie furieuse

Une véritable folie furieuse. Depuis quelques semaines, la... ((Photo Rocket Lavoie))

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Une véritable folie furieuse. Depuis quelques semaines, la fièvre de la chasse aux lutins a gagné la population régionale.

(Photo Rocket Lavoie)

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Patricia Rainville
Le Quotidien

(Chicoutimi) Une véritable folie furieuse. Depuis quelques semaines, la fièvre de la chasse aux lutins a gagné la population régionale. Et les farfadets s'envolent comme des petits pains chauds. Les lutins seraient-ils en train de voler la vedette au père Noël?

Tous les parents connaissent l'histoire des lutins, née à Métabetchouan-Lac-à-La-Croix. Immobiles le jour, les petites créatures prennent vie la nuit. Les bambins tentent de les capturer, à l'aide d'un piège prévu à cet effet. Lorsqu'ils s'éveillent, une fois que les enfants sont endormis, les lutins s'amusent à faire des mauvais coups. Le matin, les enfants constatent alors le grabuge fait par leur compagnon.

On le sait, ce phénomène gagne en popularité de jour en jour. Mais saviez-vous que la région est actuellement aux prises avec une pénurie de farfadets?

Au Potvin et Bouchard de Chicoutimi, l'un des points de vente des fameux lutins, les clients doivent souvent repartir bredouilles. Lors du passage du Progrès-Dimanche, jeudi, l'équipe de la quincaillerie attendait une importante commande de lutins.

«Ça n'a aucun sens! C'est tellement populaire, on ne s'attendait pas du tout à ça! , a lancé le directeur du Potvin et Bouchard, Jacques Cleary. Nous avons reçu 200 lutins il y a quelques jours. Après 45 minutes, ils étaient tous vendus. Présentement, nous n'en avons plus (jeudi). Mais nous allons avoir un important arrivage de 500 lutins. Je suis certain qu'en deux heures, il n'y en aura plus», a affirmé M. Cleary.

Même chose au BMR de Saint-Honoré, où le panneau publicitaire installé en bordure de la chaussée dévoile la date du prochain arrivage de lutins.

Sur les réseaux sociaux, les parents de jeunes enfants ne parlent que du phénomène des lutins. Plusieurs d'entre eux cherchent désespérément un endroit où des farfadets sont disponibles.

Les parents échangent également des trucs de mauvais coups entre eux. Car inutile de le dire, ce sont évidemment les parents qui s'amusent à jouer des tours. Mais ça, il ne faut pas le dire...

La petite Annabelle, âgée de presque trois ans, a réussi à capturer un lutin il y a quelques jours. Chaque matin, lorsqu'elle sort du lit, elle court vite voir ce que son cher camarade a fait durant la nuit. C'est bien découragée que la petite a constaté que son lutin avait mangé ses céréales favorites durant la nuit. Le lutin avait éparpillé les céréales un peu partout. Un dégât que la gamine a ramassé, en chicanant son lutin.

La petite-fille de Jaques Cleary s'amuse également avec sa créature. «L'autre matin, elle a trouvé son lutin dans son jeu de quilles. Très impressionnée, elle a compris qu'il avait joué toute la nuit! C'est très drôle de voir les enfants croire à cette histoire», note M. Cleary.

Un phénomène d'autant plus impressionnant lorsqu'on voit le prix des lutins. C'est que les petites bêtes ne sont pas données. Disponible en plusieurs formats, le plus petit lutin se vend 30 $ et le plus gros 300 $. Ce sont évidemment les plus petits qui sont les plus populaires. Simplement au Potvin et Bouchard de Chicoutimi, environ 1500 lutins ont trouvé preneurs au cours des dernières semaines.

Plus de détails dans la version papier du Progrès-Dimanche//

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