Le verdict ne rend pas justice à sa fille, selon Louise Guimond

Une sentence pour la vie

Le père de Cindy Gauthier, Clément Gauthier, son... ((Photo Isabelle Tremblay))

Agrandir

Le père de Cindy Gauthier, Clément Gauthier, son frère, Allan, sa mère Louise Guimond et sa belle-soeur, Erika Noël, ne comprennent pas pourquoi le jury n'a pas cru la version de la poursuite.

(Photo Isabelle Tremblay)

Partager

Isabelle Tremblay
Le Quotidien

(Roberval) «Notre sentence, nous on l'aura pour tout le reste de notre vie», a décrié la mère de Cindy Gauthier, Louise Guimond, après avoir entendu les paroles du juré numéro 3.

Cindy Gauthier... - image 1.0

Agrandir

Cindy Gauthier

Pour la dame de Saint-Edmond-les-Plaines, la décision unanime des douze membres du jury ne rend aucunement justice à sa fille qu'elle a perdue le 20 juin 2010.

Hantés par la rage, l'incompréhension et un énorme sentiment d'injustice, les parents, le frère et la belle-soeur de Cindy Gauthier ont accepté de se confier au Quotidien, hier, en fin de journée.

«Cindy était enjouée. Elle aimait la vie. Jusqu'à la dernière minute, elle a tout fait pour l'aider à s'en sortir. Et elle en a payé de sa vie», a affirmé, en pleurs, Mme Guimond.

Les parents, le frère et la belle-soeur ont été présents dans la salle d'audience tout au long du procès. Entourés par plusieurs membres de leur famille et amis, ils ont vécu cette épreuve dans une extrême douleur. Hier, ils étaient épuisés et à bout de nerfs. «Nous sommes en train d'y laisser notre santé, c'est très dur. Nous sommes fatigués», ont-ils mentionné.

Selon eux, la preuve qui a été déposée par la poursuite démontrait que John-Ross Weizineau avait un plan bien précis lors du crime, soit celui d'assassiner Cindy Gauthier. «C'était tellement clair! Le verdict est difficile à comprendre», ont affirmé les parents avec consternation.

«Les jurés n'ont pas compris l'enjeu de la cause. Le geste a été fait volontairement. Il a voulu la tuer», a ajouté le frère de la victime, Allen Gauthier, qui s'est dit indigné par l'issue du procès. «Quatorze à quinze coups de hache, ce n'est pas une erreur. S'il n'avait pas voulu l'assassiner, il aurait arrêté de frapper plus tôt. C'est illogique!».

«Après sa sentence, il recommencera à vivre normalement. Nous, notre sentence, on l'aura jusqu'à notre mort», ont poursuivi les parents, qui ne digèrent pas la décision. «La justice défend davantage les criminels que les honnêtes citoyens. Ça envoie un bien mauvais message».

Plus de détails dans la version papier du Quotidien//

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer