Le classique ne fait plus vibrer

Le nombre d'inscriptions chute au Conservatoire de musique de Saguenay

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Le nombre de demandes d'admission au Conservatoire de musique de Saguenay (CMS) est en chute libre.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

(Chicoutimi) Le nombre de demandes d'admission au Conservatoire de musique de Saguenay (CMS) est en chute libre. Si 31 personnes voulaient s'inscrire en 2007, cette année, seulement 16 musiciens ont déposé une demande pour le niveau secondaire, collégial ou universitaire.

À l'heure actuelle, 57 personnes fréquentent l'établissement fondé dans les années 40. En 2007-2008, le CMS comptait près de 83 élèves.

Sans surprise, la dénatalité explique en partie cette importante baisse d'achalandage. Mais c'est un changement de culture qui justifie le désintéressement envers la musique classique.

« La clientèle a beaucoup changé. On le voit dans les écoles de musique privées. Dans mon temps, le 3/4 des musiciens faisaient dans le classique et le reste dans le populaire. Aujourd'hui, la population a changé. On remarque que c'est maintenant le contraire et la majorité des gens s'intéressent à la chanson populaire et une petite partie préfère le classique. Et ici, au conservatoire, ce sont les musiciens classiques qui nourrissent notre école », précise le directeur du CMS, Régis Rousseau, expliquant la baisse du nombre d'élèves.

La fin de l'enseignement de la musique en continu dans plusieurs écoles du Québec n'aidera pas à créer une relève en musique et à rehausser l'engouement envers la pratique d'un instrument, croit M. Rousseau. En effet, l'enseignement de cette forme d'art n'est plus obligatoire depuis quelques années dans les classes du niveau primaire.

« On le savait que le classique perdait en popularité. Mais là, les jeunes n'ont même plus de contact avec un instrument. Ils n'en voient plus, car ce sont les écoles qui décident ou non d'enseigner la musique. Les jeunes ont plus de cours dans d'autres matières, ce qui est justifiable. Mais mettre de côté la musique, je ne suis pas certain que c'est une bonne chose », exprime M. Rousseau.

Ce dernier rappelle que plusieurs études démontrent que l'étude et la pratique de la musique contribuent à l'apprentissage des autres matières et à la créativité.

Plus de détails dans la version papier du Quotidien//

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