Le père de John-Ross se confie

Raymond Weizineau: «L'intention n'était pas là, moi je le sais»

Ce n'est que six mois après le crime... ((Photo Isabelle Tremblay))

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Ce n'est que six mois après le crime que le père de l'accusé, Raymond, a été capable d'aller voir John-Ross Weizineau au pénitencier de Québec.

(Photo Isabelle Tremblay)

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Isabelle Tremblay
Le Quotidien

(Roberval) «Je suis tellement désolé. J'aurais tant voulu être là. Il m'avait appelé et il n'allait pas bien dans les jours qui ont précédé le drame. L'intention n'était pas là, moi je le sais», souligne le père de John-Ross Weizineau, Raymond.

Bien qu'il ait beaucoup de difficulté à vivre avec le geste qu'il a commis le 20 juin 2010, Raymond Weizineau croit la version de son fils.

John-Ross Weizineau admet qu'il est responsable de la mort de Cindy Gauthier, mais selon Raymond Weizineau, le crime n'était pas planifié. «Quand un tel geste est intentionnel, tu ne laisses pas tous les objets en place sur la scène de crime comme il l'a fait. Ensuite, il est parti dans la gueule du loup, à Dolbeau-Mistassini. Il n'aurait pas fait ça s'il avait été conscient. Il serait plutôt parti dans les bois et, à la limite, il serait venu nous voir», croit Raymond Weizineau.

La paternel est convaincu que son garçon ne réalisait pas le geste qu'il posait lorsqu'il a assassiné Cindy Gauthier en lui infligeant 14 coups de hache à la tête, au cou et au dos. «Lorsque tu es conscient de ton geste, après trois coups, t'arrêtes. Quand tu n'es pas conscient de ton acte, tu n'arrêtes pas et tu continues. C'est logique selon moi.»

«Je l'aimais beaucoup»

D'après lui, John-Ross Weizineau aimait Cindy Gauthier et il n'avait pas l'intention de la tuer. «Cindy a vécu chez nous avec John-Ross. Je l'aimais beaucoup. Ils étaient toujours collés tous les deux. Je les agaçais.»

Ce n'est que six mois après le crime qu'il a été capable d'aller voir John-Ross Weizineau au pénitencier de Québec. «Avant le mois de décembre, je n'étais pas prêt. J'ai consulté un psychologue et, lorsque je suis allé le voir, nous n'avons pas discuté des événements. C'était très difficile. Et je pense aussi à la famille de Cindy», témoigne-t-il.

Le jeudi qui a précédé le drame, Raymond Weizineau a parlé avec son fils. Celui-ci n'allait pas bien et il voulait aller passer quelques jours avec lui, à Chibougamau. «Il consommait et il m'a dit qu'il allait virer fou dans la tête. Je savais qu'il s'ennuyait, mais je n'avais pas mon véhicule pour me rendre à son appartement», relate M. Weizineau.

Plus de détails dans la version papier du Quotidien//

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