Le syndicat ébranlé

« C'est une décision de l'employeur »

La CSN se dit ébranlée par la décision... ((Photo Gimmy Desbiens))

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La CSN se dit ébranlée par la décision de Produits forestiers Résolu, qui abolira 110 postes à sa papeterie d'Alma.

(Photo Gimmy Desbiens)

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(Alma) La CSN se dit ébranlée par la décision de Produits forestiers Résolu, qui abolira 110 postes à sa papeterie d'Alma.

Président du  Syndicat national des travailleurs et travailleuses des pâtes et papiers d'Alma, Daniel Paradis a rencontré les médias, mercredi, pour faire le point sur la nouvelle publiée dans Le Quotidien.

Catégorique, il s'est totalement dissocié de cette restructuration élaborée de façon unilatérale par la direction.   

« C'est une décision de l'employeur », a-t-il martelé à deux reprises au cours du point de presse.

C'est en ces termes qu'il a également répondu à une question portant sur le lien étroit qui unissait, jusqu'ici, son syndicat et les dirigeants locaux de PFR.

Selon le président syndical, cette restructuration est « irrévocable et non négociable ». Compte tenu des difficultés actuelles que connaît l'industrie, il présentait une annonce négative depuis quelque temps. Mais, a-t-il admis, jamais il n'a envisagé des mesures aussi importantes.

Assemblées

Au moment de la rencontre médiatique, le représentant syndical n'a pas voulu préciser la nature des postes qui seront abolis. Il souhaitait d'abord rencontrer ses membres dans le cadre de deux assemblées d'information, prévues mercredi soir et ce matin.

Daniel Paradis a toutefois mentionné que tous les efforts nécessaires seront déployés afin d'atténuer les conséquences.

Quant aux risques d'affrontements entre le personnel syndiqué et la main d'oeuvre sous-traitante, qui prendra de plus en plus de place à l'usine, le porte-parole du syndicat a indiqué qu'il est encore trop tôt pour extrapoler à ce sujet.

« Notre principale responsabilité pour l'instant, c'est de rassurer nos gens et les prendre en main », a-t-il insisté.

Le plan de réorganisation ne prévoit l'interruption d'aucune des trois machines de la papeterie.

Aucun détail n'a encore été fourni aux travailleurs en ce qui a trait à la mise en application du processus.

Jim-Gray

Même si la direction de la compagnie n'attribue pas cette décision au litige qui l'oppose au gouvernement du Québec relativement à la centrale Jim-Gray, Daniel Paradis demeure persuadé que les deux dossiers sont intimement liés.

« Ce n'est pas un secret, le barrage de Jim-Gray a toujours été d'une importance capitale pour nos usines d'Alma et de Kénogami. Il n'y a pas juste cette situation-là, il y a aussi les marchés, mais ça fait partie des embûches qui peuvent avoir une incidence. »

À lire dans la version papier du Quotidien//

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