John-Ross Weizineau: «Lorsque je lui ai donné le premier coup, elle ne me voyait pas »

Le drame dans ses moindres détails

Lorsque John-Ross Weizineau a frappé Cindy Gauthier avec une hache,  celle-ci... (Reproduction Isabelle Tremblay)

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Isabelle Tremblay
Le Quotidien

(Roberval) Lorsque John-Ross Weizineau a frappé Cindy Gauthier avec une hache, celle-ci marchait pieds nus, en haut d'une butte de gravier. John-Ross Weizineau se souvient qu'elle lui tournait le dos lorsqu'il s'est approché d'elle tranquillement pour la frapper.

Selon le meurtrier, Cindy Gauthier n'a pas vu son conjoint qui se dirigeait vers elle, avec la hache à la main. «Lorsque je lui ai donné le premier coup, elle ne me voyait pas». Et il a rapporté qu'elle était encore debout lorsqu'il lui a donné le second. «Ça s'est fait vite», a mentionné Weizineau, accusé de meurtre au second degré.

C'est dans une extrême douleur et une profonde colère que les parents de la victime ont écouté leur ex-gendre raconter au tribunal ses souvenirs du 20 juin 2010, jour où le crime a été perpétré. Lundi, lors de sa première journée de témoignage, ce dernier a pleuré à maintes reprises en racontant de pénibles souvenirs reliés à son enfance. Hier, Weizineau était beaucoup moins sensible.

À la tombée du jour, l'accusé a raconté «qu'il faisait jaune» à l'extérieur et que le couple était sorti faire une balade en voiture, dans le fond des bois, près d'une sablière. Ils s'étaient déjà rendus à cet endroit à une reprise.

Cindy Gauthier conduisait sa voiture et son conjoint, John-Ross Weizineau, prenait place sur le siège du passager. «Je ne parlais plus, c'est comme si j'étais paralysé et que je n'existais plus. J'étais dans le vide total», a relaté l'accusé aux membres du jury.

John-Ross Weizineau a dit qu'il ne savait pas pourquoi le véhicule s'est immobilisé non loin de l'endroit où le corps a été retrouvé par les policiers.

À une question de la procureure de la Couronne, Me Julie Lajoie, l'Attikamek s'est dit convaincu que sa conjointe n'avait pas peur de lui dans les instants qui ont précédé le drame.

Incapable d'expliquer

Il était toutefois incapable d'expliquer pour quelles raisons une pantoufle de Mme Gauthier a été retrouvée à l'intérieur du véhicule et que la seconde a été localisée par la police, en bordure du chemin. «Pourtant, le meurtre de Mme Gauthier a été commis en haut d'une butte. Pourquoi aurait-elle marché tranquillement pieds nus, dans le gravier? N'aurait-elle pas couru? Est-ce qu'elle avait peur?», a questionné l'avocate de la poursuite. Il a dit qu'il se pourrait qu'elle soit sortie en courant, mais qu'il n'en était pas certain. «Je n'ai aucune explication sur le pourquoi elle est sortie et qu'une chaussure est restée dans l'auto.»

Lorsqu'elle lui a demandé combien de coups Cindy Gauthier avait reçus, Weizineau a dit qu'il ne s'en souvenait plus. «Je n'en ai aucune idée, mais c'est plusieurs.»

Treize plaies

Selon le rapport d'autopsie déposé en preuve la semaine dernière, il est indiqué que le corps de la victime présentait 13 plaies faites avec un objet tranchant et contondant. Ces plaies se retrouvaient essentiellement à la région de la tête et du cou. Le décès de Mme Gauthier a été causé par les lésions au cou, avec un écrasement et une rupture des voies aériennes, ainsi qu'une inondation de sang dans les voies respiratoires, ce qui a entraîné une asphyxie.

Pour sa part, Weizineau soutient qu'il n'a pas visé de place sur le corps de Mme Gauthier avant de lui infliger les coups. Il ne se souvient pas d'avoir traîné son corps pour le dissimuler sous les arbres.

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