«Un protocole inhumain»

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(L'Anse Saint-Jean) Le nouveau protocole ambulancier pour les constats de décès à distance ne tient aucunement compte de l'humain, surtout pour les proches qui doivent décider rapidement de la maison funéraire où ils doivent diriger le corps.

Marie-Francine Bienvenue a eu le malheur de perdre son fils, Janel, le 8 décembre 2011. Le jeune homme revenait d'une fête lorsqu'il a perdu le contrôle de sa voiture et a terminé sa route dans un fossé. Il est décédé sur le coup, surtout qu'il ne portait pas sa ceinture de sécurité.

Mme Bienvenue profite de la mise en place du nouveau protocole, qui permet aux ambulanciers et à un coroner de confirmer le décès sur les lieux et éviter ainsi une perte de temps inutile aux ambulanciers, pour dénoncer l'abandon du volet humain de la mesure.

« Je ne voudrais pas que la situation que j'ai vécue l'an dernier m'arrive cette année. Je n'aimerais vraiment pas devoir me présenter au salon funéraire immédiatement après l'accident pour aller voir mon fils.

«Lorsque le malheur nous a frappés l'an dernier, nous nous sommes rendus à l'hôpital de La Baie. J'avais amené la petite de Janel et son ex-belle-mère. Ils nous ont offert un petit salon afin que l'on puisse faire nos affaires. Et avant que l'on puisse voir le corps de mon fils, une infirmière avait pris soin de le laver et de le placer sur une civière de façon à ne pas voir les blessures. Nous avons été traités de façon très humaine », explique Marie-Francine Bienvenue.

Dans le petit salon, la famille de Janel Bienvenue-Marcotte avait accès à un téléphone afin de communiquer avec les proches et il y avait un divan dans le local afin de faire en sorte que les gens soient à l'aise.

« Le processus de deuil a bien fonctionné. Ce n'est que lorsque le médecin a confirmé le décès que nous avons appelé une maison funéraire. Nous avions eu le temps de comprendre ce qui s'était passé et de poser les questions.

«Mais avec le nouveau protocole, ce n'est pas tout à fait la même chose. Je n'aurais pas voulu me retrouver sur les lieux et apercevoir le sac contenant le corps de mon fils sur la route ou encore me rendre à la morgue ou au salon funéraire pour faire les constatations d'usage », ajoute-t-elle.

Marie-Francine Bienvenue ne serait pas surprise que des poursuites judiciaires viennent à être intentées.

« Et il est à se demander si l'ambulance ne devra pas revenir sur les lieux lorsqu'un proche se sentira mal en apercevant le corps d'une personne aimée », conclut Mme Bienvenue.

Plus de détails demain dans Le Quotidien//

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