Rémunération des médecins

Le Dr Dubois dénonce l'étalement

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Le président de la section régionale de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, le Dr Mario Dubois rejette la demande du gouvernement du Québec de revoir les ententes intervenues sous le gouvernement libéral. À gauche, le président de la Fédération, le Dr Louis Godin.

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(JONQUIÈRE) Le président de la section régionale de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), Mario Dubois, rejette catégoriquement la demande de la première ministre du Québec de revoir ou d'étaler à plus long terme les augmentations de la rémunération prévues dans l'actuelle convention collective.

Le médecin plaide que l'actuel gouvernement n'est pas justifié d'envisager une réouverture des ententes qui encadrent la rémunération des médecins. L'option, que le gouvernement aimerait bien utiliser pour diminuer la pression sur les finances publiques, n'a jamais fait l'objet d'un débat pendant la dernière campagne électorale.

«Je ne me rappelle pas d'avoir entendu Mme Marois mentionner ou faire état d'une telle politique pendant toute la campagne électorale. La Coalition avenir Québec (CAQ), avait de son côté signifié son intention de regarder les différentes ententes pour améliorer l'accessibilité aux médecins ou les services», plaide Mario Dubois, visiblement ulcéré par cette nouvelle démarche du gouvernement.

La rémunération des médecins omnipraticiens n'est pas un exercice nécessairement simple. Ils ont paraphé des ententes avec le gouvernement précédent qui leur permettra d'accroître leurs revenus de l'ordre de 10%. Selon Mario Dubois, il ne s'agit pas d'une augmentation de salaire calculée sur un revenu X. Il s'agit d'augmentation provenant d'une politique visant à accroître la prise en charge des patients orphelins.

La rémunération des omnipraticiens du Québec est passée d'un système basé sur l'acte médical à une formule mixte. Les médecins ont maintenant droit à une forme de capitation qui tient compte de la prise en charge des patients. Ils doivent démontrer à la Régie de l'assurance-maladie du Québec (RAMQ) qu'ils sont en mesure d'assumer les services lorsqu'ils acceptent un nouveau patient.

«Il y a eu une augmentation des revenus, mais elle est tributaire de certains éléments. Au cours de la dernière année, nous avons globalement, au Québec, pris en charge 700 000$ patients de plus. C'est quand même significatif et il s'agit d'un effort important. Oui il y a une augmentation des revenus, mais les médecins ont aussi accru leur charge de travail pour obtenir ce gain», explique Mario Dubois.

Les revenus d'un médecin omnipraticien au Québec peuvent se situer entre 150 000$ et 200 000$ en incluant la bonification des dernières ententes avec l'État. Mario Dubois reprend dans le même sens en insistant sur le fait qu'il ne s'agit pas du salaire du médecin, mais bien des revenus générés par sa pratique. Le médecin doit assumer tous les frais reliés à l'administration de son bureau ou du groupe de médecine ou il pratique. Il doit donc déduire de ces revenus de pratique des sommes importantes.

«On peut comprendre que le gouvernement veut revoir la rémunération pour un acte comme l'opération pour une cataracte qui rapportait 200$ alors que ça prenait 30 minutes et qu'aujourd'hui, la même intervention prend seulement 10 minutes. Il ne faut pas que la démarche vise à résoudre le problème des finances du gouvernement dans son ensemble.»

La position officielle de la FMOQ est d'accepter de discuter avec le gouvernement d'actions qui permettraient d'améliorer les services et l'accessibilité. La FMOQ ferme pour le moment la porte à une réouverture des ententes déjà intervenues avec l'État.

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