Un départ plutôt difficile au Saguenay

François-Guy Ouellet, un jeune homme de 24 ans... ((Photo Gimmy Desbiens))

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François-Guy Ouellet, un jeune homme de 24 ans de Larouche, a tragiquement perdu la vie, dans la nuit de vendredi à samedi, à la suite d'une collision survenue sur la route 170.

(Photo Gimmy Desbiens)

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(JONQUIÈRE) L'implantation du protocole d'intervention pour la confirmation de décès à distance s'est clairement faite plus facilement dans la région de Chaudière-Appalaches, en avril 2011, qu'au Saguenay-Lac-Saint-Jean, en fin de semaine dernière.

«Comme dans toutes les nouvelles implantations, certaines personnes n'étaient pas là lorsque le protocole a été expliqué. Certaines pouvaient être en vacances, par exemple. Ça a créé quelques petits problèmes, mais aucun cas n'a ''levé'' les médias comme au Saguenay. Le problème est toujours le même: des gens de la chaîne ne sont pas informés, et tu es aussi fort que ton maillon le plus faible», soutient le directeur médical de l'Unité de coordination clinique des services préhospitaliers d'urgence à l'Hôtel-Dieu de Lévis, le Dr Alain Tanguay. «Je suis certain que l'utilisation de ce protocole est plus connue chez vous que chez nous, même si ça ne fait que quelques jours chez vous que ça se fait.»

Rappelons qu'un nouveau programme est entré en vigueur en fin de semaine dernière. Lors d'un accident ayant fait un mort, François-Guy Ouellet, un Larouchois de 24 ans, le protocole a été appliqué de façon hasardeuse, alors que le corps du défunt est demeuré pendant environ deux heures sur les lieux du drame.

«Le protocole fonctionne bien lorsque bien appliqué. Il apporte des bénéfices en termes de disponibilité pour la population. On sauve de 30 minutes à deux heures pour le service ambulancier. Si tu es au centre-ville de Saguenay, par exemple, le bénéfice n'est pas très grand, mais dans certains coins plus éloignés, dans certains rangs, le protocole apporte un gros bénéfice», estime le Dr Alain Tanguay.

Le médecin mentionne également que le fait que les familles ne se déplacent pas à l'hôpital, «monopolisant une infirmière», est aussi un gain pour le système de santé.

Ce programme est issu du ministère de la Santé, en collaboration avec le Bureau du coroner et le Collège des médecins. «Chacun y voyait des bénéfices. L'objectif est d'assurer la protection du public.»

Dans la région des Chaudière-Appalaches, le protocole a commencé comme projet-pilote en 2010. C'est en avril 2011 que son application a vraiment débuté. «Nous avons amendé plusieurs choses. Depuis que nous avons débuté, nous avons fait près de 500 constats à distance.»

Lorsque les ambulanciers ne trouvent pas de cause probable de la mort, par exemple, il est impossible d'appliquer le protocole. Le corps peut aussi se retrouver à l'hôpital si la famille demande une autopsie à retardement.

Sur 100 cas, environ 60% sont des cas de mort naturelle, et 30% se retrouvent dans les mains des coroners. Les 10 à 12% restants sont transportés jusqu'à l'hôpital par les ambulanciers parce qu'il n'est pas possible de constater le décès à distance.

Kbelley-Murray@lequotidien.com

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