Le cégep de Jonquière ne serait plus seul

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Maka Kotto

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Stéphane Bégin
Le Quotidien

(Jonquière) L'exclusivité du programme d'Art et technologie des médias (ATM) du Cégep de Jonquière est de nouveau menacée. Le ministre de la Culture et des Communications, Maka Kotto songe à élargir l'enseignement du journalisme dans certaines régions du Québec, afin d'atteindre une plus grande cible étudiante.

Le Quotidien a appris lundi soir que les dirigeants du collège pourraient devoir monter une autre fois aux barricades.

ATM est offert à Jonquière depuis 40 ans et ses dirigeants ont mené plusieurs batailles politiques afin de conserver l'unicité du programme. Même s'ils ont obtenu l'assurance du gouvernement libéral, avec l'approbation du député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, ils pourraient devoir engager la lutte à nouveau.

Au congrès de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), samedi, le passage du ministre Kotto a suscité des commentaires lorsqu'il s'est demandé: «Est-ce normal qu'un jeune en région puisse faire aisément l'apprentissage de la mécanique automobile en demeurant dans sa région, mais qu'il doive s'expatrier à Québec ou à Montréal pour faire des études sérieuses (supérieures) en journalisme?»

Questionné sur le sens de ses propos, la réaction est venue de son attaché de presse. En soirée, Marc-André de Blois, a indiqué que le ministre veut accorder un meilleur soutien à la profession, la démocratiser et la mettre en valeur.

«Le ministre songe à augmenter l'offre et n'écarte pas la possibilité d'offrir une formation ailleurs au Québec afin d'atteindre une plus grande cible étudiante.

«Mais avant d'aller plus loin, une étude sera faite sur le sujet et les besoins seront évalués. Ensuite une décision pourrait être prise», ajoute M. de Blois, ne niant pas que l'exclusivité pourrait être remise en question.

Quant aux propos du ministre, il ne s'agissait aucunement d'une attaque contre le programme du Cégep de Jonquière.

«Le programme possède une excellente réputation. Mais qu'il existe une formation de base à un endroit, ne signifie pas qu'il y en ait suffisamment partout en province et qu'elle soit accessible aux jeunes des différentes régions du Québec», a indiqué M. de Blois, qui convient que l'exemple de Jonquière a été oublié dans le discours de M. Kotto.

Invitation

Au Cégep de Jonquière, les membres de la direction inviteront le ministre à visiter le département. «Les membres de la direction du cégep sont assez étonnés de la déclaration. Nous voulons comprendre ce que ça signifie», a dit la porte-parole du cégep, France Tremblay.

Ancien journaliste et maintenant professeur de radio en ATM, Éric Arsenault s'est questionné sur la direction que voulait prendre le ministre.

«Sur le coup, je me suis demandé si j'avais bien entendu. J'ai été très troublé par ce que j'ai entendu. J'ai fait savoir que Jonquière offrait une formation digne en journalisme et j'ai invité le ministre à visiter nos installations et voir la façon dont nous enseignons.

«J'ose espérer que son propos ne voulait pas dire qu'il avait l'intention d'implanter le programme ailleurs au Québec», a précisé M. Arsenault.

Myriam Gauthier, journaliste au Quotidien et administratrice générale de la FPJQ, a aussi fourni une réponse au ministre.

«Je lui ai fait part qu'une majorité des gens dans la salle avait été formée à Jonquière.»

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