Projet de minicentrale à Val-Jalbert

Dany Bouchard accuse les opposants de mentir

Entouré de Mélanie Tremblay, porte-parole du Syndicat des... (Photo Isabelle Tremblay)

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Entouré de Mélanie Tremblay, porte-parole du Syndicat des employés de Val-Jalbert, et Richard Desmeules, le président du syndicat, le directeur général du Village historique de Val-Jalbert, Dany Bouchard, soutient que les images véhiculées par les opposants au projet de minicentrale risquent de nuire à la réputation du site.

Photo Isabelle Tremblay

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Isabelle Tremblay
Le Quotidien

(CHAMBORD) La direction du Village historique de Val-Jalbert soutient que les opposants au projet de minicentrale hydroélectrique diffusent des informations mensongères, notamment en ce qui a trait au débit esthétique de la chute Ouiatchouan.

Selon le directeur général, Dany Bouchard, plusieurs de leurs affirmations risquent de nuire à l'image projetée de Val-Jalbert auprès de la population et des touristes.

Après la Société de l'énergie communautaire du Lac-Saint-Jean, qui a tenu à faire le point sur la situation jeudi dernier, Dany Bouchard a également remis les pendules à l'heure lors d'un point de presse tenu hier matin.

«En répétant continuellement que le projet va détruire la beauté du site, que Val-Jalbert ne sera plus un site touristique, qu'il n'y aura plus d'eau dans la chute, le risque est bien réel que ça nuise à Val-Jalbert.»

Une délégation d'opposants qui tenait à assister à la rencontre avec les journalistes n'a pas pu pénétrer à l'intérieur du bâtiment d'accueil. Des agents de sécurité leur ont demandé de rester à l'extérieur, ce qui n'a pas fait leur affaire. Deux de leurs représentants ont toutefois pu avoir accès à la salle où se déroulait la rencontre de presse.

En ce qui a trait à la chute Ouiatchouan, Dany Bouchard soutient qu'elle est et qu'elle demeurera l'image de marque, la carte postale de Val-Jalbert. «Notre entente garantit un débit esthétique constant dans la chute pendant les heures d'opération du site. Nous ne toucherons pas à son pouvoir d'attraction. Et il ne faut pas oublier que le site, c'est plus qu'une chute. C'est aussi de l'animation, de la restauration, des expositions, des bâtiments patrimoniaux, un camping, de l'hébergement», a-t-il affirmé.

Il a ajouté que la Corporation de Val-Jalbert s'est impliquée depuis le début du projet de minicentrale, en 2009, et qu'elle y croit toujours. «Nous avons proposé, négocié, exigé et obtenu des modifications importantes au projet initial. Nous resterons impliqués de très près dans les prochaines étapes de ce projet, et ce, toujours avec le même objectif.»

La direction du site partage les mêmes préoccupations que les opposants au projet, soit la protection du patrimoine naturel et des bâtiments, l'avenir touristique du site et les retombées collectives. «Nous avons aussi une préoccupation financière, car maintenir le patrimoine bâti de Val-Jalbert, un village avec plus de 40 bâtiments, coûte 200 000$ d'investissement par année.»

Sur une période de 40 ans, Val-Jalbert touchera des redevances de 20 M$, de l'argent qui sera investi dans le maintien des installations et le développement du site.

Le directeur général de Val-Jalbert a aussi tenu à préciser que le fait de limiter l'accès au site en automne et en hiver n'a aucun lien avec le projet de minicentrale. «Val-Jalbert n'est pas un parc municipal, mais une entreprise touristique qui doit rentabiliser ses opérations. Cette décision d'affaires a été prise en 2009 et vise à protéger nos installations et assurer la rentabilité du site.»

Pour ce qui est du développement du tourisme hivernal, Dany Bouchard soutient qu'il n'y a également aucun lien avec la minicentrale. «Les opposants lient à tort l'un à l'autre. La rentabilité constitue l'enjeu du tourisme en hiver. En 40 ans, Val-Jalbert a vécu une seule et unique saison d'expérience touristique hivernale et elle s'est soldée par un déficit d'opération de plus d'un quart de million de dollars que l'administration actuelle cherche toujours à éponger. De plus, il faut savoir que les infrastructures et bâtiments ne sont pas adaptés pour l'hiver.»

Selon Dany Bouchard, la minicentrale s'intègre dans l'expérience touristique proposée aux visiteurs et elle contribuera à assurer l'avenir du site.

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