La crise du papier laisse moins d'argent dans les coffres des municipalités

Des usines dévaluées

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Marc St-Hilaire
Le Quotidien

(ALMA) L'effondrement de l'industrie du papier au cours de la dernière décennie se traduit par une dévaluation importantes des usines de la région. Le phénomène est particulièrement inquiétant cette année, alors qu'entre bientôt en vigueur un nouveau rôle triennal d'évaluation.

Le secteur des pâtes et papiers traverse une période creuse de son histoire, marquée par l'instabilité et l'incertitude.

Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, Produits forestiers Résolu possède trois papeteries à Alma, à Dolbeau-Mistassini et à Kénogami. À différents degrés, l'une et l'autre ont été frappées par la crise. L'implantation de nouveaux produits et la récente réouverture de la division dolmissoise n'ont pas suffi pour redonner aux installations leur valeur d'antan.

Pour fins de comparaison, en 2006 les trois usines régionales démontraient une évaluation combinée de 140 305 000 $ alors qu'en 2013, leur valeur foncière ne totalisera que 91 258 000 $, pour un différentiel de près de 50 millions $. Dans la mesure où le taux de taxation industriel de chacune des trois villes concernées ne sera rendu public qu'en décembre, il est impossible de quantifier l'importance des pertes. Néanmoins, à la lumière des données disponibles, il est acquis que le manque à gagner se calculera en centaines de milliers de dollars.

Un coup d'oeil sur les dix derniers comptes de taxes des usines permet en effet de constater que la compagnie forestière contribue de moins en moins en tant que citoyen corporatif de premier plan.

Dolbeau-Mistassini

C'est à Dolbeau-Mistassini qu'on remarque la chute de revenus la plus notable.

En 2002, la valeur de l'usine PFR était estimée à 36 991 000 $, pour un compte de taxes de 963 000 $. Onze ans plus tard, les installations ne valent guère plus de 18,5 millions $, six de moins qu'en 2012. Le dernier compte de taxes de l'usine s'élevait à 555 000 $.

Alma

Bien que la tendance soit moins significative à Alma, l'évaluation foncière de l'usine est passée de 45,5 millions $ à 41,6 millions $ au cours de la même période.

Toutefois, contrairement à Dolbeau-Mistassini, la division almatoise a connu une importante hausse de sa valeur en 2004, alors qu'elle était évaluée à plus de 59 millions $. À cette époque, les taxes perçues par la ville atteignaient 1,4 million $.

Depuis, ce fut une descente ininterrompue de l'évaluation : de 59 à 57 millions en 2007; de 57 à 46 millions en 2010; de 46 à 41 millions en 2013.

À un mois du budget, tout indique que PFR déboursera moins d'un million en taxes l'an prochain.

Kénogami

Enfin, la valeur foncière de la papeterie de Kénogami s'écrase de plus de 6 millions $ cette année. Selon les services municipaux de Saguenay, celle-ci se chiffre à 31 millions $. Il s'agit d'un plancher jamais atteint depuis le début des années 2000.

C'est en 2006 que la valeur de l'usine a été la plus imposante, à 45 millions $.

En ce qui a trait aux revenus issus de la taxation, la ville de Saguenay a été en mesure de conserver une relative progression dans le temps alors que la facturation est passée de 1,1 à 1,4 million $ entre 2002 et 2012.

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