Ancien pont de Saint-Jean-Vianney

Plongeon de 40 pieds dans le vide

La victime a pu être repêchée après qu'une... (Photo Jeannot Lévesque)

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La victime a pu être repêchée après qu'une remorqueuse ait retiré le véhicule des eaux froides.

Photo Jeannot Lévesque

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Catherine Doré
Le Quotidien

(SHIPSHAW) Un homme d'une soixantaine d'années a perdu la vie hier lorsque le véhicule dans lequel il prenait place a fait une chute d'une quarantaine de pieds dans la rivière aux Vases, à Saint-Jean-Vianney. Pour l'instant, les thèses de l'accident ou du suicide sont étudiées.

La voiture, une berline de marque Chevrolet, a été découverte par deux personnes vers 10h, hier matin, sur la route des Terres-Rompues, là où se trouvait autrefois le pont de Saint-Jean-Vianney, emporté en même temps qu'une grande partie de la municipalité lors du glissement de terrain. Sur place, la structure en béton du pont se dresse toujours, mais aucune signalisation ou bloc de béton ne peut empêcher une voiture de sombrer.

«Je venais montrer le village de Saint-Jean-Vianney à une de mes collègues, qui vient de l'extérieur, quand nous avons aperçu la voiture au fond de l'eau avec les phares toujours allumés», raconte Martin Tremblay.

Lui et son amie, qui travaillent à Obedjiwan, ont immédiatement contacté les secours.

«En voyant les lumières, on s'est dit que ce devait être récent, surtout que la voiture semblait neuve et qu'il n'y avait pas de rouille dessus», précise le Chicoutimien d'origine.

«On a regardé pour voir s'il y avait quelqu'un. Le véhicule était à 15 pieds du bord. On a pensé à aller voir à l'intérieur, mais l'eau est très froide et on s'est dit que ce n'était pas très prudent. De toute façon, la police est arrivée rapidement», ajoute M. Tremblay.

Les policiers, pompiers et ambulanciers ont été appelés sur les lieux.

«On a tout d'abord installé une échelle entre la berge et le véhicule pour tenter d'atteindre l'intérieur du véhicule, explique le porte-parole de la Sécurité publique de Saguenay, Bruno Cormier. Mais avec la marée montante, cela devenait difficile. Il a fallu faire appel à une dépanneuse.»

Un pompier est toutefois parvenu à ouvrir une portière, mais était incapable de voir s'il y avait une victime ou non en raison du niveau de l'eau, qui atteignait presque le sommet de la berline. Ce n'est qu'une fois le véhicule extirpé de l'eau que la triste découverte s'est dévoilée. À 11h30, l'ambulance est repartie gyrophares éteints.

«La façon dont le corps était positionné, la victime ne semblait pas avoir de ceinture de sécurité. Mais est-ce qu'il était attaché et s'est défait après l'impact? Ce sont des choses qu'il faut vérifier», affirme M. Cormier.

Des enquêteurs ont été appelés sur place hier afin de reconstituer la scène.

«Les lumières du véhicule étaient toujours allumées selon les témoins, ce qui laisse croire que cela ne faisait pas longtemps que (l'accident) s'était produit. Maintenant, il faut questionner l'entourage de la victime pour savoir quand ils l'ont vu pour la dernière fois. Que faisait-il dans le secteur? Est-ce qu'il s'est trompé ou était-ce intentionnel? Il est trop tôt pour le dire», de conclure le policier.

Le conseiller de Shipshaw, Fabien Hovington, s'est rendu sur les lieux hier, mais a refusé de commenter en raison de l'enquête policière en cours.

Cdore@lequotidien.com

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