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Les finances des municipalités du Saguenay-Lac-Saint-Jean semblent en bonne santé.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

(Chicoutimi) Au Québec, en 2011, la moyenne d'endettement municipal par habitant était de 2337$, soit une diminution de 43$ par rapport à l'année précédente. Il s'agit de la statistique la plus récente paraissant sur le site du ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire. Le Progrès-Dimanche a établi le palmarès de l'endettement municipal sur la base des chiffres du ministère qui utilise les mêmes dénominateurs.

Les finances des municipalités du Saguenay-Lac-Saint-Jean semblent en bonne santé. Aucune ville ou village ne se trouvent dans une position malsaine en matière d'endettement municipal, estime Jean Monfet, directeur général des finances municipales au ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire (MAMROT).

«On ne peut pas dire que les municipalités ne sont pas endettées. Elles ont des dettes, mais elles ont aussi des actifs», pointe-t-il, précisant que l'endettement comprend l'ensemble des dettes d'une municipalité, et non les cautionnements.

Ce dernier tient également à nuancer les indicateurs reliés au profil financier des municipalités. Comparer deux villes en se fiant uniquement à l'endettement total net à long terme par habitant ou à un autre indicateur demeure risqué.

«Il n'y a pas d'indicateur parfait. Souvent, si la dette par habitant est très élevée, c'est parce qu'il y a eu de récents travaux d'infrastructure. Ainsi, la richesse foncière est plus grande», indique M. Monfet, précisant que répartir la dette par le nombre d'habitants permet de donner une image plus frappante et non réellement plus pertinente.

«C'est comme une personne qui a une hypothèque de 100 000$ pour une maison qui vaut 102 000$. Ça ne va pas bien. Mais si la maison vaut 500 000$, c'est différent.»

Selon M. Monfet, il est «excessivement» rare qu'une municipalité se trouve dans de beaux draps sur le plan de l'endettement. Une lumière jaune s'allume lorsque la richesse foncière uniformisée (RFU), soit la capacité des municipalités à générer des revenus de taxes et de paiements tenant lieu de taxes, dépasse l'endettement, ce qui n'arrive pratiquement jamais.

Une richesse foncière plus grande permet aux villes et villages de mieux absorber les coûts plus élevés du service de la dette. «Une municipalité pourra davantage investir dans les infrastructures si elle possède une richesse foncière plus élevée. Les municipalités sont tributaires de leur richesse», note Jean Monfet. Si une municipalité se trouve dans une position délicate, le MAMROT pourra lui refuser un futur emprunt.

«Si on voit une lumière jaune, on peut analyser la situation et, s'il le faut, refuser l'emprunt. Mais c'est très rare. À ma connaissance, ça ne s'est pas encore produit», constate M. Monfet.

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