Habitudes de vies des jeunes: constat inquiétant

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D'ailleurs, seulement un étudiant sur cinq (19,5%) se dit actif, alors que 23 pour cent estiment être moyennent actif. De façon inquiétante, 56 pour cent des étudiants du secondaire se considèrent comme peu (2,7%) ou très peu actif (20,8%) et même sédentaire (33,6%).

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Stéphane Bégin
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Un étudiant sur cinq (21,3 pour cent) des écoles secondaires du Saguenay-Lac-Saint-Jean estime devoir perdre du poids, alors que 51 pour cent des jeunes de 12 à 17 ans se disent satisfaits de leur apparence physique.

L'Institut de la statistique du Québec (ISQ) publie les résultats de sa vaste enquête sur la santé des élèves du secondaire. Elle trace le portrait pour l'ensemble de la province, mais aussi pour chacune des régions du Québec.

Sans aucune surprise, les filles sont les plus préoccupées par la perte de poids. Une étudiante sur trois veut en perdre, quatre sur dix disent vouloir le maintenir et environ cinq pour cent vont faire des efforts pour en prendre. Mais une sur cinq (23,6%) n'entend rien faire.

Même si les garçons portent aussi une attention à leur poids, seulement 12 pour cent d'entre eux chercheront à maigrir, alors que 32 pour cent verront à le maintenir. Un groupe de 21 pour cent mettra les efforts pour engraisser ou 35 pour cent ne feront rien.

« Il est normal de voir l'état de santé des jeunes adolescents se détériorer. En fait, ce n'est pas anormal. Il y a quelques années, les cours d'éducation physique ont été coupés au primaire. Ces élèves, qui ont écopé à l'époque, arrivent maintenant à l'âge de l'adolescence. Moins d'exercice peut égaler un surplus de poids. Ce n'est pas la seule raison, mais ça peut l'expliquer une bonne partie. Et l'arrivée des jeux vidéos n'a pas aidé «, lance Pierre Lavoie, l'instigateur du programme pour les saines habitudes de vie auprès des jeunes.

« Il va donc falloir faire du rattrapage. Il y a peut-être possibilité de ramener les jeunes dans le droit chemin, mais ça risque d'être difficile auprès de ceux qui n'ont pas été habitués à faire de l'exercice «, ajoute Pierre Lavoie.

D'ailleurs, seulement un étudiant sur cinq (19,5%) se dit actif, alors que 23 pour cent estiment être moyennent actif. De façon inquiétante, 56 pour cent des étudiants du secondaire se considèrent comme peu (2,7%) ou très peu actif (20,8%) et même sédentaire (33,6%).

Tout aussi bizarrement, l'enquête révèle que seulement 10 pour cent des jeunes consomment quotidiennement des grignotines, 11 pour cent prennent des sucreries chaque jour et 30 pour cent boivent une boisson sucrée par jour. Même que 44 pour cent des étudiants disent consommer le nombre minimal de portions de fruits et légumes recommandés par le guide alimentaire canadien.

« Ces statistiques viennent faire la corrélation sur le surplus de poids des jeunes. Il est possible que ceux-ci se nourrissent mieux, mais en ne faisant pratiquement pas d'exercice, ils accumulent du poids.

« Aujourd'hui, plusieurs élèves du primaire sont reconduits à l'école par les parents, mais en voiture. Ça n'incite pas à marcher «, reprend Pierre Lavoie.

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