Le président du Conseil du trésor de Saguenay, Jean-Yves Provencher, confirme que les discussions des deux dernières années ont donné des résultats intéressants. Il reste maintenant à trouver des pistes de solution avec les cols bleus et blancs de la municipalité, ce qui pourrait se concrétiser dans les mois à venir.
«Il y a deux ans, nous avons formé un comité incluant des représentants de la ville et des syndicats. Devant la situation des régimes de retraite et les déficits actuariels (environ 100 millions$ pour toute la ville), nous avons tenu des réunions afin d'élaborer des pistes de solution.
«Et nous y sommes parvenus avec les représentants des policiers et des pompiers. L'entente nous permet de régler le service courant, soit la facture annuelle. Des modifications ont été apportées aux régimes de retraite qui nous permettent de régulariser la situation», précise Jean-Yves Provencher.
Les changements aux régimes n'empêcheront pas les employés syndiqués des deux services de prendre leur retraite au moment prévu, ni de toucher les prestations prévues. Chaque employé investit 9% de son salaire dans le fonds de pension et la ville verse le même pourcentage.
Par contre, l'élimination du «double bridge» permettra, en partie, de stabiliser la situation. Cette pratique consistait à verser, à un retraité de 55 ans, le montant qu'il devait recevoir à 60 ans de la Régie des rentes du Québec, comme cela se fait dans plusieurs organisations, jusqu'au moment où il atteignait l'âge de 60 ans.
Mais à Saguenay, les négociations des années antérieures faisaient en sorte que ce pont se poursuivait au-delà du 60e anniversaire de naissance, même si la rente du Québec était versée au retraité. Dorénavant, le bridge se fera jusqu'à 60 ans seulement.
«Ça n'élimine pas le déficit actuariel effectivement. Mais ce qu'il faut savoir, c'est que cette situation serait problématique si la ville devait fermer. Il faudrait trouver la somme manquante pour assurer la solvabilité du régime. De plus, nous avons aussi quelques années devant nous pour rétablir la situation. Les choses peuvent changer rapidement aussi», soutient-il.
Du côté de la Fraternité des policiers de Saguenay, le président Jean-François Imbeault a confirmé qu'une entente était intervenue.
«Ce que je peux dire, c'est que cette entente satisfait les deux parties», a-t-il indiqué.