Sauver des sous... ou des vies!

Des enfants d'employés ont aussi participé à cette... ((Photo Louis Potvin))

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Des enfants d'employés ont aussi participé à cette marche d'une trentaine de minutes qui s'est terminée devant l'hôpital

(Photo Louis Potvin)

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Louis Potvin
Le Quotidien

(DOLBEAU-MISTASSINI) Près de 125 personnes ont marché dans les rues de Dolbeau-Mistassini en criant leur mécontentement envers la direction du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) Maria-Chapdelaine qui songe à couper un poste d'infirmière ou fusionner des départements pour atteindre l'équilibre budgétaire.

Le cortège, formé en majorité d'infirmières, a quitté l'église Sainte-Thérèse hier matin. Plusieurs affichaient des slogans dénonçant la position de la direction. « Ils veulent sauver des sous! On veut sauver des vies! «

En arrivant sur le boulevard Walberg, les manifestants ont chanté une chanson. « Une pilule, une petite granule, une punition, une injonction, y'a rien de mieux patron pour leur crinquer l'piton. «

Des enfants d'employés ont même participé à cette marche d'une trentaine de minutes qui s'est terminée devant l'hôpital. La présidente du syndicat, Pauline Paradis, a expliqué le but de la marche. « Aujourd'hui, nous envoyons un message clair que nous n'allons pas nous laisser faire. Nous sommes ici pour protéger les services à la population. La direction est aussi bien de nous écouter «, a-t-elle lancé.

Écoeurement

L'ensemble des infirmières a décidé de faire cette marche pour démontrer leur écoeurement. Elles ne se sentent pas écoutées ni considérées. « Nous ne sentons pas de sérieux dans leurs négociations. Il fallait faire une action importante pour le faire comprendre «, a affirmé Paradis qui ne prévoit pas d'autre coup d'éclat d'ici le 23 octobre, date de la prochaine réunion du conseil d'administration.

Des citoyens ont également participé à cette marche. « Leur idée de mouvement de personnels, ça n'a pas de bon sens ! Quand t'es bon dans toute, t'es bon dans rien. L'attitude de la direction va causer des départs d'infirmières «, estime Félix Morris.

Le climat est rendu tellement intenable, selon le syndicat, qu'il réclame la démission du directeur des soins infirmiers, Martin Bouchard. Un geste appuyé par la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FISQ). « Nous n'avons plus confiance en lui. Il ne remplit plus son mandat d'assurer la qualité des soins. Nous avons déjà 200 signatures pour réclamer sa démission et nous allons la déposer lors de la prochaine assemblée du conseil d'administration «, a informé Pauline Paradis.

D'ailleurs, la présidente a lancé une invitation à la population d'y participer en questionnant le conseil d'administration sur ses choix. Un comité clinique analyse actuellement les répercussions liées à la fusion de personnel avec d'autres secteurs d'activités, d'un déménagement de la pédiatrie avec un autre service et de la coupe d'un poste d'infirmière de nuit en obstétrique. Il fera ensuite rapport au conseil d'administration.

Lpotvin@lequotidien.com

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