La phrase célèbre d'Yvon Deschamps s'applique parfaitement à cette initiative de l'Association forestière Saguenay-Lac-Saint-Jean qui vise à démystifier les métiers de la forêt en se rendant sur le terrain. Les 575 jeunes de 3e,4e et 5e secondaire se sont inscrits sur une base volontaire à l'activité. Divisés en groupe de dix, ils parcouraient plus d'une vingtaine de stations présentant plusieurs métiers de la foresterie comme l'affûtage, le reboisement, l'aménagement de la faune, les opérations forestières et bien d'autres.
Le CFP de Dolbeau-Mistassini représente l'endroit idéal, car les jeunes avaient les deux pieds dans la réalité forestière. Les étudiants semblaient apprécier la formule malgré les brins de pluie. «C'est tripant. C'est concret. Ça donne une bonne idée des possibilités d'emplois en forêt. Devenir opérateur de machinerie forestière pourrait m'intéresser. C'est plus tard quand tu as une famille, ça doit être plus dur de passer la semaine en forêt», mentionne Mathieu Grenier de La Baie qui avait hâte d'essayer la multifonctionnelle quelques minutes.
Son ami Samuel Lepage pense aussi à un métier manuel. La forêt, les mines, l'aluminium; il ne sait pas trop pour l'instant. «Une journée comme celle-là va nous aider dans notre choix», a-t-il affirmé. Pour sa part, Christopher Rhainds penche vers des études au cégep ou à l'université. Un métier en foresterie, pas sûr. «Je ne sais pas encore. Je me vois plus dans un métier assis à un bureau», a-t-il indiqué.
C'est le volet ludique qui touche les jeunes. Ils peuvent manipuler les équipements sous supervision. La formule est gagnante. Des professeurs parlent de la vraie réalité. Ils donnent l'heure juste sur les différents métiers; les salaires, les heures et les exigences scolaires.
Un finissant de 17 ans en voirie forestière a témoigné qu'avant d'avoir fini son cours, il a décroché un premier emploi dans le secteur Chibougamau.
Pour Diane Bouchard, directrice générale de l'Association forestière, il s'agit d'une stratégie efficace pour faire connaître les métiers de la forêt qui sont méconnus et délaissés depuis quelques années. «Ça permet de montrer qu'il y a des perspectives d'emploi intéressantes et surtout démontrer que ce sont des métiers passionnants exercés dans la nature. Ça permet de rétablir la mauvaise image de l'industrie», a-t-elle confié.
Les professeurs du CFP de La Baie le confirment. Les 70 élèves du cours de Protection et exploitation de territoires fauniques se trouvent un emploi rapidement, dont plusieurs au sein de la SÉPAQ.
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