Le piratage menace les auteurs québécois

Les auteurs de nos romans et de nos... ((Photo Rocket Lavoie))

Agrandir

Les auteurs de nos romans et de nos histoires québécoises doivent faire face à une nouvelle menace. Non pas celle du livre numérique, mais bien le piratage des livres numériques. La situation doit donc se stabiliser, sinon c'est l'avenir des romanciers qui est en danger.

(Photo Rocket Lavoie)

Partager

Stéphane Bégin
Le Quotidien

(Jonquière) Les auteurs de nos romans et de nos histoires québécoises doivent faire face à une nouvelle menace. Non pas celle du livre numérique, mais bien le piratage des livres numériques. La situation doit donc se stabiliser, sinon c'est l'avenir des romanciers qui est en danger.

Dans le cadre d'une discussion à la 48e édition du Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean, l'auteur Martin Michaud et adjointe à l'édition chez Alto, Tania Massault ont convenu, en compagnie de l'animateur et président du conseil d'administration du Salon du livre, Michel Payette, qu'ils ne peuvent repousser du revers de la main les nouvelles tendances, mais ils aimeraient bien que le passage au livre numérique puisse se faire de manière civilisée.

En fait, la prolifération du livre numérique illégal est arrivée beaucoup plus rapidement que prévu. Les auteurs et les éditeurs se doutaient bien qu'ils arriveraient un jour face au mur, mais ils ne croyaient pas à devoir y faire déjà face.

Chaque livre piraté empêche l'auteur de toucher sa part d'une vente possible (environ 10 pour cent du prix de vente) et enlève aussi des revenus aux éditeurs. Et comme la très grande majorité des auteurs québécois ne parviennent pas à vivre de leur passion pour l'écriture, chaque dollar perdu vaut son pesant d'or pour ceux et celles qui agrémentent les soirées de lecture.

« Le phénomène est encore assez marginal au Québec, mais il nous fait mal. Il faut comprendre que le système légal de lecture du livre numérique n'est pas parfait et complique souvent les choses pour les acheteurs. Certains se tournent alors vers le piratage. Ce que nous cherchons, c'est de trouver une manière de rendre les choses accessibles afin d'éviter le piratage.

« Il faut être optimiste face au numérique. Nous en sommes aux premiers balbutiements. Il a fallu un certain temps pour convaincre les consommateurs de ne plus pirater la musique sur les sites internet et de l'acheter à la place. Pour le livre, il faut mettre le doigt sur le bon système », explique Martin Michaud.

À lire demain dans le Quotidien//

Partager

lapresse.ca vous suggère

  • Le livre numérique enchante et inquiète

    Arts

    Le livre numérique enchante et inquiète

    Ami ou ennemi, le livre électronique? À l'heure où une étude canadienne révèle qu'il occupe désormais 16 pour cent du marché des livres, la question... »

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer