Le président du Centre local de développement (CLD) de Saguenay, Fabien Hovington, a officiellement remis son rapport final du dossier de l'usine de la rue Fay, à Jonquière, aux membres du comité exécutif de Saguenay. Il faut rappeler que l'usine a arrêté sa production le 1er août et forcer au chômage 157 travailleurs.
Le document n'apprend rien de véritablement nouveau par rapport à ce qui a été écrit au cours des dernières semaines. Malgré toutes les bonnes intentions du comité de sauvegarde, les membres n'ont jamais été en mesure de faire fléchir les dirigeants de la multinationale indienne Hidalco.
«Mais nous allons demander aux fonctionnaires du CLD d'être vigilants, d'avoir l'oeil ouvert. Si quelqu'un laisse entendre qu'il cherche de la relève et que cette entreprise fait partie des joyaux de la ville, il faut chercher des solutions pour éviter que l'entreprise ne passe à des mains étrangères.
«Car il faut bien l'avouer, ce n'est vraiment pas facile de faire changer d'idée des dirigeants qui se trouvent à l'extérieur du Québec. Nos entreprises, même si elles sont rentables, sont comparées à celles de la Chine, de l'Inde et des États-Unis», note Fabien Hovington.
Le conseiller municipal du secteur de Shipshaw a hâte de voir les actions du nouveau gouvernement du Parti québécois. M. Hovington se souvient que le nouveau ministre des Transports et député de Jonquière, Sylvain Gaudreault avait fait quelques reproches au gouvernement libéral, notamment de n'avoir rien fait pour empêcher le transfert de la production des feuilles d'aluminium.
«J'espère que le gouvernement en place va tenter quelque chose. Nous avons deux ministres à Saguenay (Sylvain Gaudreault et Stéphane Bédard). Le gouvernement libéral nous a donné tout son appui durant le processus, mais ça n'a rien changé.
«Je ne crois d'ailleurs pas que ce soit une question de gouvernement. Lorsque les décideurs se trouvent à l'extérieur du pays, ce n'est pas évident», note Fabien Hovington.
Ce dernier a aussi noté que les dirigeants d'Atlanta n'ont démontré aucune ouverture pour l'usine de Jonquière. Chaque proposition ou suggestion a essuyé une fin de non-recevoir.
«Nous avions même commencé à trouver des acheteurs pour l'usine de Jonquière, mais aussi les deux d'Atlanta. Mais il n'en était pas question pour le président Tom Walpole. Nous aurions voulu changer la production, même réponse. Aucunement question.
«Chaque fois, nous avions un mur de béton devant nous. Les dirigeants de la compagnie ont été fermés à toutes les propositions, à nos divers plans de match. Mais nous n'avons pas fermé le dossier définitivement. Nous allons surveiller attentivement ce qui se passe», de dire Fabien Hovington.
L'usine Novelis de Jonquière avait une production de 146 000 tonnes de feuilles d'aluminium annuellement, était ouverte depuis 1971 et était rentable. La moyenne d'âge des travailleurs était de 45 ans et ceux-ci avaient une expérience moyenne de 20 ans.
«Mais c'est le marché qui dicte la loi. Sans oublier les profits. Il y en avait à Jonquière, mais en déménageant la production aux États-Unis, la compagnie augmentait cette marge de profits», conclut-il.
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