Le chauffeur de taxi acquitté d'agression sexuelle

Un chauffeur de taxi de 60 ans, Jean-Yves Côté, est acquitté des accusations... (photo archive)

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MYRIAM GAUTHIER
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Un chauffeur de taxi de 60 ans, Jean-Yves Côté, est acquitté des accusations d'attouchement et d'agression sexuelle qui pesaient contre lui. Même si la juge Johanne Roy de la Cour du Québec a affirmé accorder peu de crédibilité au témoignage de l'accusé, elle conclut que les agressions reprochées par la victime ne peuvent être prouvées hors de tout doute.

La magistrate de la Cour du Québec a rendu son verdict hier matin, au Palais de justice de Chicoutimi. L'accusé, appelé à la barre, semblait visiblement nerveux en écoutant la juge lire son jugement. La plaignante et sa mère étaient assises à l'arrière de la salle d'audience.

Les procédures judiciaires avaient été entamées il y a quatre ans par la victime aujourd'hui âgée d'une vingtaine d'années. Lors du procès de l'accusé, qui s'est déroulé mercredi, elle a soutenu avoir été agressée lors d'une vingtaine d'événements qui impliquaient attouchements, baisers et masturbation.

La jeune femme soutenait que les événements s'étaient produits entre 1991 et 1997, entre ses six et 12 ans, lors de randonnées de VTT, d'expéditions de pêche et lors de visites nocturnes dans sa chambre. Jean-Yves Côté a occupé une chambre dans l'appartement de la mère de la plaignante au début de la période mentionnée. La plaignante partageait alors une chambre avec son frère aîné.

La mère de l'enfant considérait Jean-Yves Côté comme son frère et a soutenu lors de son témoignage mercredi que M. Côté avait une «belle relation» avec sa fille. Elle n'hésitait pas à lui confier sa garde le jour lorsqu'elle s'absentait pour suivre des cours. M. Côté agissait comme figure masculine principale dans la vie de l'enfant, alors que son père était décédé et que son parrain habitait à l'extérieur de la région.

Jean-Yves Côté a livré un vibrant plaidoyer mercredi pour nier les agressions qui lui étaient reprochées. M. Côté a déjà passé un an en prison pour un viol commis avant 1991 avant de retourner quelques années derrière les barreaux pour une série de vols qualifiés dans des dépanneurs. Il a rappelé ses anciennes condamnations à la juge en soutenant qu'il avait appris de ses erreurs.

(La suite dans la version papier du Quotidien, demain)

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