Bientôt la chasse à l'orignal

Encore quelques jours de patience

Le biologiste Claude Dussault et le président du... ((Photo Jeannot Lévesque))

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Le biologiste Claude Dussault et le président du comité de rétablissement du caribou forestier, Denis Vandal, croient qu'il est maintenant temps de bien évaluer la dynamique d'un territoire avant d'autoriser son développement et surtout en tenant compte des habitudes de vie de ce cervidé.

(Photo Jeannot Lévesque)

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Marc Saint-Hilaire

(Chicoutimi) À compter du 22 septembre prochain, les forêts du Saguenay-Lac-Saint-Jean seront envahies de chasseurs en quête d'orignaux. Au ministère des Ressources naturelles et de la Faune, on avance qu'entre 2000 et 2500 bêtes seront abattus, au cours des quelque trois semaines que durera la saison 2012.

Conformément au plan de gestion de la ressource orignal, seuls le mâle adulte et le faon pourront être abattus cette année sur le territoire de la zone 28. Cette mesure restrictive, imposée aux deux ans, a démontré son efficacité quant à la préservation du cheptel. En s'appuyant sur la courbe des récoltes, le biologiste Claude Dussault, de la Direction régionale de l'aménagement de la Faune, explique qu'on remarque, encore aujourd'hui, une progression quant au nombre de prises enregistrées.

« En 2010, alors que les règles étaient les mêmes, il s'est abattu un peu plus de 2100 orignaux, soit environ 1800 mâles adultes et 300 faons. Il n'y a aucune raison de croire que nous n'obtiendrons pas des données semblables cette année », mentionne-t-il.

Une fin de semaine de moins

Un changement important a cependant été apporté à la saison de chasse à l'orignal. Dans la région, celle-ci a en effet été amputée d'une fin de semaine, soit celle du 13 et du 14 octobre.

Cette décision a été prise afin de permettre aux adeptes de chasse au petit gibier de s'adonner librement à leur activité de prédilection.

Par le passé, les agents de la faune ont fréquemment dû intervenir auprès de chasseurs au gros gibier interdisant l'accès à leur territoire. C'est dans cette optique que le nouveau calendrier a été conçu dans la zone 28.

« Le droit de chasser fait partie de la loi. Il y a eu des efforts de sensibilisation et on voit moins de pancartes avec des têtes de mort, mais il demeure que les chasseurs au petit gibier sont souvent accueillis froidement sur un territoire », souligne l'agent de protection de la faune Régis Girard.

Dans la même veine, Claude Dussault enchaîne en précisant qu'il ne devrait avoir aucune incidence sur le taux de succès des chasseurs d'orignal.

« Selon nos statistiques, le nombre d'orignaux abattus durant la dernière fin de semaine représente à peine 3 %. Nous avons déjà raccourci la saison pour d'autres raisons et les chasseurs se sont adaptés. C'est ce qui va se produire cette fois-ci, à mon avis. »

Toujours dans le domaine des statistiques, le biologiste note qu'au cours de la troisième semaine de chasse, 47 % des bêtes récoltées sont des femelles, contre 37 % pour les mâles et à peine 16 % pour les faons.

« Au sud du 50e parallèle, il n'y a que trois zones, dont la nôtre, où la chasse dure trois semaines », complète-t-il.

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