Le maire de Saguenay avait pourtant déclaré au collègue Denis Villeneuve qu'il n'entendait pas intervenir dans la campagne moins de 12 heures avant d'y aller de déclarations controversées sur la candidate péquiste Djemila Benhabib. Il n'est pas allé jusqu'à dire aux citoyens pour qui voter, mais il a pris part à la caravane libérale durant quelques heures.
« Nous avons déjà travaillé avec le maire de Saguenay dans le passé et les relations vont se poursuivre «, a soutenu Sylvain Gaudreault, qui a lui-même été mis de côté par le comité de survie de l'usine Novelis présidé par le conseiller municipal Fabien Hovington.
Le député n'a visiblement pas démontré de signe d'hostilité à l'endroit des élus de Saguenay, malgré cette expérience négative. Devant le Cercle de presse, il a assuré être disposé à rencontrer les élus municipaux très rapidement pour discuter notamment du projet du CAMPS. Le député Jean-Marie Claveau devra de son côté répondre aux questions pressantes de Jean Tremblay sur la desserte ferroviaire alors que le gouvernement libéral s'était engagé à verser 10 millions $.
Jean-Marie Claveau devra aussi établir des liens avec l'hôtel de ville de Saguenay, puisque les secteurs de La Baie, Shisphaw et Laterrière font partie de Dubuc : « Je vais faire comme je faisais en tant que préfet, alors que la MRC du Fjord avait des dossiers conjoints avec Saguenay. On va discuter dans l'intérêt des citoyens. «
Tiraillements passés
Stéphane Bédard, qui a eu sa part de tiraillements avec Jean Tremblay dans le dossier de la réfection du centre Georges-Vézina, au début des années 2000, croit que tous les élus ont l'obligation de travailler pour faire avancer les projets qui vont bénéficier aux citoyens. Il a cité en exemple celui du Parc de la colline, dans le secteur nord, qu'il a ramené sur la scène publique, alors qu'il était dans l'opposition, pour répondre aux besoins des jeunes familles habitant dans ce secteur.
Dans un autre registre, le député Stéphane Bédard, qui accédera au conseil des ministres la semaine prochaine, a été interrogé sur la députation québécoise du Parti québécois et les choix qui s'offrent à la première ministre pour constituer son cabinet. Il était principalement question de l'équipe économique, laquelle devra prendre les commandes alors que l'économie montre des signes de ralentissement depuis quelques mois.
« Est-ce que quelqu'un se rappelle du ministre des Finances du gouvernement Charest en 2003? Il a été remplacé par le lobbyiste Michel Audet. Après, Jean Charest a jugé bon de donner deux ministères à Monique Jérôme-Forget parce que l'on considérait que Raymond Bachand n'avait pas les compétences pour occuper ce poste «, a répondu avec ironie le député de Chicoutimi.
Toujours sur le plan économique, le Parti québécois ne semble pas vraiment intéresser à revoir en profondeur les contrats signés par le premier ministre Bernard Landry et qui ont permis à la multinationale Rio Tinto Alcan de vendre de l'électricité pendant le dernier lock-out à l'Usine Alma. La priorité, a conclu Stéphane Bédard, visiblement hérissé par la question, est de passer à la première phase de l'usine AP-60 puisque l'usine pilote est pratiquement terminée et que le projet Alma II est toujours en attente, et ce, même si les infrastructures pour accueillir les capacités additionnelles sont construites.
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