Mercredi dernier, ils ont passé la journée enchaînés devant les bureaux du 901 boulevard Talbot, accompagnés d'une dizaine d'autres manifestants.
Madeleine Dunn et Mozart Côté se disent victimes de la CSST. Sans rentrer dans les détails sur leur dossier respectif, ils affirment ne pas recevoir les indemnités auxquelles ils ont droit. Ils se disent également bafoués et ridiculisés.
Ce n'est pas la première fois que Madeleine Dunn et Mozart Côté s'enchaînent pour manifester leur mécontentement. D'autres actions sont également prévues au cours des prochaines semaines. Madeleine Dunn parle de grève de la faim, tandis que Mozart Côté compte rendre visite au député de Chicoutimi, Stéphane Bédard.
«Ça fait des mois que je n'ai rien reçu des indemnités qui me reviennent de droit. J'en ai marre, il faut vraiment que la situation change. Nous sommes à bout de souffle», dit Mozart Côté.
Sur les pancartes que brandissaient les manifestants, les messages étaient clairs. «Nous subissons des injustices. Assez, c'est assez», «Succomber à la loi de la CSST», «La CSST marche tout croche de façon malhonnête... N'a pas de coudées franches, n'a pas de crédibilité» ou «La CSST est corrompue» sont quelques-uns de messages écrits sur les pancartes.
Ils interpellaient également les employés de la CSST qui pénétraient à l'intérieur des bureaux. Néanmoins, aucune bêtise n'a été chantée lors du passage des représentants du Progrès-Dimanche.
D'ailleurs, la responsable des communications de la CSST, Swann Thibault, affirme qu'il n'y a pas eu de grabuge au cours de la manifestation.
«Nous n'avons pas de commentaire, puisqu'il s'agit de documents confidentiels, mais nous les avons laissés faire», a dit Mme Thibault. Elle ajoute que la CSST indemnise les travailleurs selon la loi.
«Il existe néanmoins des moyens de contester les décisions de la CSST», a-t-elle déclaré
«Nous voulons une enquête publique, c'est aussi simple que ça», a indiqué Madeleine Dunn, qui manifeste surtout pour son conjoint, un accidenté du travail. Les deux manifestants enchaînés n'étaient pas seuls. Une dizaine d'autres manifestants, eux aussi accidentés du travail, se disent victimes des agissements de la CSST. Leur message est le même, ils sont épuisés de la situation et réclament une enquête.
Le fondateur d'un regroupement des accidentés du travail, Michel Tremblay, était également présent à la manifestation. «Il y a plusieurs cas dans la région. Nous souhaitons aider ces gens victimes d'abus», indique-t-il.
Les policiers de Saguenay ont visité les lieux afin de demander aux manifestants s'ils étaient pacifiques. «Nous sommes très pacifiques», a répondu un autre manifestant. Les policiers ont rapidement quitté les lieux.