Aujourd'hui, les représentants de l'ASTUSE, Sylvain Bergeron et du Mouvement Action Chômage Lac Saint-Jean, France Simard, se sont alliés aux représentants de cinq organisations syndicales (CSN, FTQ, CSQ CSQ et SFPQ) pour dénoncer la réforme annoncée au printemps.
La réforme est considérée comme une attaque directe aux travailleurs puisqu'elle élargit la notion d'emploi convenable puisqu'elle exigera des prestataires de l'assurance-emploi qu'ils acceptent plus rapidement qu'auparavant des emplois ne répondant pas à leur expérience ou à leurs qualifications, a indiqué Jean-Roch Larouche, coordonnateur régional de la CSD.
De plus, le projet restreint l'accès aux mécanismes d'appel en faisant passer de 900 à 37 pour l'ensemble du Canada le nombre de personnes en charge d'étudier les révisions en plus de réduire de cinq semaines la durée des prestations dans les régions à haut taux de chômage avec l'abolition des projets-pilotes instaurés en 2005, affirme Mme Simard.
«La réforme est basée sur de vieux préjugés véhiculés depuis les années 90 voulant que les chômeurs abusent du système».
Selon Engelbert Cottenoir, président du Conseil central CSN, autant les groupes de chômeurs, que les centrales syndicales et les employeurs ont intérêt à dénoncer la réforme en raison des effets néfastes sur les travailleurs saisonniers et ce, dans un contexte ou de plus en plus d'employeurs se plaignent d'une pénurie de main-d'oeuvre. Ainsi les travailleurs dans les secteurs de la foresterie, sylviculture, agriculture, tourisme risquent de perdre une main-d'oeuvre précieuse puisqu'en vertu du nouveau régime, ces travailleurs seront incités à accepter des emplois convenables qui ne correspondent pas nécessairement à leurs activités spécialisées souvent à moindre taux horaire pour obtenir des prestations d'assurance-emploi.
Selon Aline Beaudoin, de la CSQ, les enseignants oeuvrant en enseignement général adulte et dans les centres de formation professionnelle pourraient perdre leur privilège sur les listes de remplacement et risque de décrocher de leur métier en étant obligé d'accepter des emplois dans d'autres secteurs.
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