Les citoyens s'opposent à la réouverture

Claude Lalancette explique que la carrière se trouve... (Photo Rocket Lavoie)

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Claude Lalancette explique que la carrière se trouve à environ 300 pieds de sa maison.

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Patricia Rainville
Le Quotidien

(LA BAIE) Certains résidants du chemin de la Rivière, à La Baie, sont en grogne. La réouverture prochaine de la carrière de pierres, qui n'était plus exploitée depuis plusieurs années, inquiète.

C'est vrai, l'exploitation recommencera bel et bien à la carrière située près du chemin de la Rivière. Les rumeurs planaient depuis quelque temps. Le propriétaire de la carrière, Benoît Lavoie, a confirmé que l'extraction recommencera bientôt et que la ville a donné son autorisation. «Nous faisons tout dans les règles. Je vais recevoir les permis nécessaires sous peu et la ville m'a donné l'autorisation. Il n'y a rien d'illégal là-dedans», explique le propriétaire.

Mais cette réouverture ne fait pas l'affaire de tout le monde. Le résidant Claude Lalancette a déposé une pétition de 55 noms aux autorités municipales, afin d'empêcher cette réouverture.

«Nous avons vécu l'enfer autrefois avec cette carrière», lance Claude Lalancette, qui demeure à plus ou moins 300 pieds de l'exploitation. «Nous recevions des roches sur le terrain lorsqu'il y avait du dynamitage, les voyages de camions étaient réguliers et c'était dangereux pour les résidants. Notre sous-sol a même craqué», raconte le Baieriverain.

Lorsqu'il a eu vent que l'exploitation de la carrière recommencerait, M. Lalancette et son épouse Gaétane Tremblay ont fait circuler la pétition. «Je suis allé trois fois au conseil de ville pour la remettre au maire Jean Tremblay. Mais il n'était jamais là. Je l'ai quand même remise au conseil. Je ne veux pas faire rire de moi et je ne veux pas que les opérations de dynamitage nuisent à notre bien-être», indique M. Lalancette.

Son épouse est également très inquiète de la situation. «J'ai de graves problèmes de santé et ce stress supplémentaire n'aide pas mon état. Ça n'a aucun sens d'exploiter une carrière aussi proche des résidences» souligne Gaétane Tremblay.

De son côté, le propriétaire Benoît Lavoie ne croit pas que les fissures de sous-sol de M. Lalancette ont été causées par les opérations de dynamitage. «De toute façon, avec une carrière, on ne dynamite pas tous les jours. Nous ferons l'exploitation selon les normes. On ne fait pas ça n'importe comment», indique M. Lavoie, conscient que certains citoyens ne sont pas ravis de cette réouverture.

Ce n'est pas la première fois qu'un tel différend survient en raison de la carrière de pierres. En 1999, un groupe de citoyens, dont faisait partie Claude Lalancette, s'étaient plaints publiquement de la situation. Les résidants exigeaient de la municipalité l'application d'un règlement plus sévère en ce qui a trait à l'exploitation de la carrière.

Finalement, les exploitations avaient cessé au tournant des années 2000. «Je tiens au moins à ce que les entrepreneurs qui exploiteront la carrière viennent me rencontrer avant de dynamiter pour m'assurer qu'il n'y a pas de danger pour ma maison», demande Claude Lalancette.

Il n'a pas été possible de discuter du sujet avec le conseiller du secteur, Jean-Eudes Simard.

«J'ai parlé avec M. Simard, mais nous n'avons pas vraiment eu de réponse», s'est plainte Gaétane Tremblay.

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