Le terrain n'est plus à vendre

Le terrain de l'ancienne usine Port-Alfred est plus... ((Photo Rocket Lavoie))

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Le terrain de l'ancienne usine Port-Alfred est plus que convoité. Il se trouve dans le plus bel emplacement de la ville, selon le maire Jean Tremblay.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Le terrain de l'ancienne usine Port-Alfred d'Abitibi-Consolidated, à La Baie, n'est plus à vendre.

Et plusieurs années après la démolition des installations, Produits forestiers Résolu ne mijote aucun projet pour l'utilisation de cette terre plus que convoitée, dont la valeur globale se chiffrait à 2,3 millions $ en 2010.

«On ne cherche pas d'acheteur. Le site n'est pas à vendre», répond d'emblée le président, Richard Garneau.

«Le terrain pourrait être valorisé. Mais avant de vendre ou de prendre une décision sur l'avenir de ce site qui possède énormément de valeur, nous devons réfléchir.»

Le sort du site de l'ancienne usine fait les manchettes depuis plusieurs années. Encore aujourd'hui, l'avenir du terrain fait partie des priorités de quelques candidats de la présente campagne électorale qui souhaitent redonner les lieux à la population.

La ville et un groupe de citoyens ont tenté d'obtenir le terrain pour ouvrir l'accès aux berges, mais en vain. Une entente avec un promoteur a passé à deux cheveux de se conclure en 2010. Mais aucune transaction n'est finalement survenue.

La vente d'une portion du site à Rio Tinto Alcan demeure le seul mouvement depuis la démolition des installations. Questionné sur le sujet en entrevue éditoriale, M. Garneau a laissé entendre que rien ne pressait quant au sort du terrain, que ça soit une vente ou un don à la population.

Joint vendredi, le maire de Saguenay confie être épuisé par cette saga qui dure depuis plusieurs années. Avant de connaître des difficultés sur le plan financier, la compagnie avait promis de céder les lieux à la ville pour une somme symbolique. «Il s'agissait d'une compensation à la fermeture de l'usine Port-Alfred», indique le maire Jean Tremblay.

Mais après la restructuration de l'entreprise, les obligations ne tenaient plus. Après plusieurs démarches, la compagnie n'a toujours pas dit oui ou non à la demande de Saguenay. Mais le maire estime que la compagnie tente de se soustraire de leurs obligations « morales ».

«Ce n'est pas respecter leur parole. Socialement, c'est un manquement. En plus, ça ne leur coûte rien», exprime M. Tremblay.

«Nos discussions avec M. Garneau n'ont jamais fini. Ce n'est pas non, pas oui. Mais ça ne finit plus. Pour tout ce que nous avons enduré, il devrait céder le terrain.»

Le maire espérait que la formation d'un comité de citoyens allait faire bouger la compagnie. Les demandes répétées du comité envers PFR n'ont toutefois pas changé la donne.

Jean Tremblay se réjouirait cependant si la compagnie conservait le terrain pour un projet qui entraînerait la création d'emplois.

«Nous, ce qu'on veut, c'est une belle pelouse et quelques bancs. C'est quand même le plus beau terrain de la ville. Mais si PFR a un projet, on ne fermera pas la porte, au contraire !», poursuit Jean Tremblay.

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