Le président rappelle que le Saguenay-Lac-Saint-Jean était ouvert depuis seulement 50 ans lorsque Joseph-Dominique Guay a fondé le Progrès du Saguenay, en 1887. La ville de Chicoutimi n'abritait que 2000 habitants, à l'époque. «Il n'aurait sans doute jamais imaginé que ça puisse durer 125 ans, mentionne-t-il.
«Au fond, notre succès à nous, c'est le succès de la région. Nous nous sommes développés avec elle. Et c'est pourquoi nous nous faisons une fierté d'écrire jour après jour l'histoire du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Tous les férus d'histoire peuvent replonger dans nos archives pour le constater.»
C'est une jolie coïncidence, d'ailleurs, que le Progrès du Saguenay célèbre son 125e anniversaire alors que s'amorcent les préparatifs pour le 175e du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Les années 2013 et 2014 marqueront, par surcroît, le 40e anniversaire du Quotidien et le 50e du Progrès-Dimanche. «Et pourtant, on n'est pas une vieille entreprise. Chaque jour, on renaît», lance M. Simard.
Retombées
En 2012, le leader de l'information régional assume plus que jamais son rôle. Il est distribué dans toutes les municipalités de la région, petites ou grandes. Ils rapportent les actualités et couvrent les événements de tout son territoire. «Nous sommes la seule entreprise qui occasionne des retombées économiques dans toutes les municipalités du Saguenay-Lac-Saint-Jean, sans exception. Chaque année, nos camions parcourent 1 425 000 kilomètres de route pour distribuer nos journaux partout. Nous créons 160 emplois directs, sans compter nos quelque 900 camelots», énumère Michel Simard.
En ce 18 août 2012, nous célébrons également 125 ans de journalisme régional, soulève le président. «Nous sommes l'épine dorsale de l'information régionale et on prend ce rôle-là à coeur. Une région sans quotidien, on le voit ailleurs, c'est triste.»
Vision
À l'image de la région, le Progrès du Saguenay a connu des hauts et des bas, au fil de son histoire. En regardant un peu derrière, Michel Simard ne peut que saluer la vision du PDG Gaston Vachon, qui a fondé Le Progrès-Dimanche en 1964. «Il a été un visionnaire extraordinaire. Le Progrès-Dimanche est venu consolider les finances de l'entreprise après tant d'années d'incertitude. Son succès a ensuite pavé la voie au Quotidien», dit-il.
Bien entendu, comme l'ensemble de la presse écrite, l'entreprise fait face à de nouveaux défis, en ce début de 21e siècle. Soulignant la qualité et la compétence de ses employés, Michel Simard se permet d'envisager l'avenir du Progrès du Saguenay avec confiance, malgré tout. «Je remercie la population régionale et je lui dis de continuer à nous suivre, à nous supporter. Tant qu'elle sera là, nous serons là aussi», conclut-il.
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