Tout le monde connaissait maintenant Miro Angers, ce petit bonhomme de Saint-Rose-du-Nord. Atteint d'une tumeur inopérable au cerveau, le destin tragique de l'enfant avait touché bon nombre de personnes. Et ses yeux se sont fermés pour une dernière fois, hier en matinée.
Grâce à la force et à l'amour inconditionnel de ses proches, le petit a pu vivre, malgré la maladie, cette dernière année à cent milles à l'heure. L'un de ses rêves était d'assister au spectacle du Cirque du Soleil à Las Vegas. Un rêve qu'il a réalisé l'hiver dernier.
Mais ce n'est pas tout. Au cours des dernières semaines, le papa de Miro, Jean Angers, en collaboration avec le site mauvaiseherbe.ca, et via unsourirepourmiro.org, avait réussi l'exploit de faire sourire des gens des quatre coins du monde. C'est que le papa voulait offrir à son fils un sourire quotidien. La grande idole de Miro, Guy Laliberté, s'était jointe au mouvement, de même que le chanteur de U2, Bono.
Sympathies
Hier, les milliers de sourires et les centaines de messages de sympathies affluaient sur le web. «Mes sincères condoléances à la famille. Un ange veille sur vous maintenant. Bon courage.»
«Je donne mes plus sincères condoléances à toute la famille et amis. Je n'oublierai jamais ce petit Miro.»
«Jean, Nadine, Romane, les souffrances de Miro sont maintenant terminées, mais je sais que la vôtre commence. Vous avez été forts, vous avez été courageux, vous avez été présents, vous avez couvert Miro d'un amour si beau et si inconditionnel que la terre entière vous a entendu et regardé. Il est maintenant temps de penser à vous.» Voilà quelques-uns des innombrables messages qu'a reçus la famille du garçon.
Amour
Depuis le diagnostic qui était tombé en octobre 2011, la famille de Miro était indissociable. Pour Jean Angers et sa conjointe Nadine Laurin, la maman de Miro, il n'était aucunement question de vivre cette épreuve en dehors du cadre familial. Quand le diagnostic de cancer est tombé, ils avaient d'ailleurs conjointement décidé de quitter leurs emplois respectifs.
Dans une entrevue accordée à la journaliste du Progrès-Dimanche Mélyssa Gagnon, en novembre dernier, le père s'était confié. «On a deux choix. Ou on se met à frapper dans les murs, ou on vit à 100 milles à l'heure avec notre gars et notre fille (Romane). Mon fils va faire ce qu'il veut et moi, je ne me censure plus. J'essaie de garder le sourire. Qu'est-ce que je peux faire d'autre?», avait dit M. Angers.
Le papa a rempli sa mission. Et c'est entouré d'énormément d'amour et de caresses que le petit Miro a finalement tiré sa révérence. Nous souhaitons à Miro un beau dernier voyage et nous accompagnons ses proches dans cette difficile épreuve.