Originaire de Québec, il y est retourné après sa carrière saguenéenne et y a pratiqué différents métiers de pair avec la photographie à la pige. Il a appris récemment qu'il était atteint d'un cancer incurable et est entré à l'Hôtel-Dieu de Québec la semaine dernière en raison de la dégradation rapide de son état de santé.
Réal Tremblay était le frère de Karl Tremblay et l'oncle de Steeve Tremblay, tous deux photographes de presse pour Le Quotidien. Il était le frère de Denis Tremblay, le premier directeur de la rédaction du Quotidien.
C'est d'ailleurs son frère qui avait reçu la mission de lancer Le Quotidien en octobre 1973 pour succéder à l'édition régionale du Soleil de Québec. En prévision du lancement de cette nouvelle publication, Denis Tremblay a recruté son frère qui était à l'emploi du Journal de Québec. Réal a rassemblé quelques collaborateurs et obtenu l'exclusivité du département de la photographie des journaux Progrès-Dimanche, Le Quotidien ainsi que de l'hebdomadaire Le Progrès Régional, publié tous les mercredis.
Photos marquantes
«Il était photographe 24 heures sur 24 et il suffisait de l'appeler pour qu'il se rende sur les lieux de l'événement», a rappelé Denis Tremblay, aujourd'hui à la retraite après avoir occupé le poste de directeur du Service français de la Presse Canadienne.
L'année 1980 a été particulièrement marquante dans sa carrière avec deux événements majeurs dont les clichés ont fait le tour du monde.
La veille du jour de l'An dans la petite ville minière de Chapais, un jeune homme a allumé un briquet près des décorations de branches de sapin qui ornaient la salle communautaire. Bilan du geste malheureux: 42 morts.
Denis Tremblay mentionne qu'il a reçu à Chicoutimi un coup de fil de la Presse Canadienne l'informant d'un incendie majeur. Il a assigné Réal pour s'y rendre sur-le-champ en automobile, la nuit. Il y est resté dix jours à transmettre des photos qui ont été publiées dans Le Quotidien, les journaux affiliés à la Presse Canadienne et distribués par l'Associated Press.
Le 1er juillet, le centre commercial Place du Saguenay est en flammes et nécessite l'intervention des avions-citernes pour limiter l'étendue des dégâts. La photographie aérienne de la colonne de fumée émanant du toit du centre commercial et de l'avion-citerne déversant des trombes d'eau en provenance du Saguenay a fait le tour de la planète.
En septembre 1986, Réal Tremblay est retourné dans sa région natale. Il laisse dans le deuil trois enfants issus de deux unions. Ses anciens collègues du Quotidien conservent de lui le souvenir d'un joyeux vivant qui faisait preuve d'audace et d'originalité dans le traitement de l'information visuelle.
La famille, les amis et tous ceux qui l'ont connu sont conviés le 25 août à 10h à la Coopérative funéraire de la Capitale pour offrir leurs condoléances. Une cérémonie de la parole suivra à 11h. Les dons peuvent être dirigés à l'organisme L'infirmier de la rue dirigé par Gilles Kegle.