Ce volume surprend et donne presque le vertige. Si l'on y ajoute ce que transforme Bleuets sauvages du Québec, plus de 2 millions de livres sont congelés quotidiennement dans la région.
Des montagnes de boîtes de bleuets (25 000) sont empilés dans la cour de l'entreprise dolmissoise. Les petits fruits sont placés sous une tente pour les protéger du soleil et des intempéries.
« La première année d'opération, en 1989, on avait congelé un million de livres. Ça démontre l'évolution de notre industrie », rappelle Réjean Fortin, vice-président de Bleuets Mistassini.
Impressionnant de voir la quantité de bleuets que peut « avaler » en une heure les trois lignes de congélation du complexe de l'entreprise familiale.
« Pour assurer une très grande qualité, le bleuet doit être congelé dans la journée. C'est pour cette raison que nos équipements tournent 24 heures sur 24 », explique Réjean Fortin.
Un des aspects les plus complexes pour l'entreprise est la gestion des boîtes de bleuets. Chaque jour, les 250 producteurs recevront le nombre de boîtes qui leur est alloué pour la récolte du lendemain.
« Ça demande beaucoup d'organisation. Les producteurs aimeraient bien en avoir plus, mais il faut respecter la capacité de traitement des usines. Pour nous, l'idéal est de répartir la récolte sur 35 jours », mentionne-t-il.
Productivité
En moins de quinze minutes, le bleuet est lavé, nettoyé, congelé et entreposé. « Ça ne prend pas de temps, mais nous avons travaillé très fort depuis plusieurs années pour améliorer constamment notre productivité. Tout ça pour transformer le plus de bleuets possible afin de répondre à l'augmentation de la production », affirme-t-il.
Cette cadence de congélation un peu folle sera maintenue pendant un mois. Les propriétaires ont accepté de faire visiter leur usine au Quotidien quoiqu'ils ne sont pas chauds à l'idée. « On ne veut pas que nos concurrents voient nos équipements et nos procédés. C'est un domaine très concurrentiel. Il n'y a rien de conventionnel ici. À peu près tous les équipements ont été fabriqués spécialement pour nos besoins. Ça n'existe pas ailleurs », souligne le directeur général.
La prise de photographies a donc été limitée.