La saga du Domaine Lévesque se poursuit

Le maire de Roberval, Michel Larouche... (Le Quotidien, Archives)

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Le maire de Roberval, Michel Larouche

Le Quotidien, Archives

Marc St-Hilaire
Le Quotidien

(ROBERVAL) Le maire de Roberval, Michel Larouche, souhaite que la saga du Domaine Lévesque se termine enfin.

Depuis plus d'une décennie, les citoyens du secteur réclament la mise en place d'installations septiques conformes. Trente et une des 38 résidences érigées dans ce quartier sont actuellement aux prises avec ce problème. Ainsi, une partie de leurs eaux usées se déverse directement dans le lac Saint-Jean.

En avril dernier, le dossier a atteint son point culminant alors qu'une vingtaine de citoyens ont exprimé leur ras-le-bol lors de la séance publique du conseil de Roberval.

Le maire Larouche avait alors mentionné que depuis l'automne 2010, l'affaire repose entre les mains du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs.

En entrevue téléphonique, jeudi, il a réitéré cette information. Il confie néanmoins suivre de très près l'évolution de la situation.

«Il y a quelques jours, le groupe Naïades a remis un rapport d'analyse qui comprend différents scénarios. Je pense que certaines solutions proposées pourraient convenir à M. (Louis) Lévesque.»

Louis Lévesque est gestionnaire du Domaine Lévesque. Lors d'un bref entretien, le promoteur a clairement indiqué qu'il n'entend pas débattre de ce dossier sur la place publique. Il reconnaît que des modifications doivent être apportées sur le site, mais considère que les décisions qui seront prises ne concernent que les instances concernées, c'est-à-dire lui-même, ses locataires et les représentants du ministère.

«Je sais très bien qu'il y a un problème et c'est pourquoi nous travaillons à trouver un règlement. Mais ce n'est pas d'intérêt public et ça ne concerne pas les journaux», insiste-t-il.

Poursuites pénales et amendes

Le promoteur a en effet intérêt à trouver des solutions. Au ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, le chef d'équipe responsable du dossier, Frédéric Chouinard, est catégorique. «La balle est dans le camp de M. Lévesque. De notre côté, nous allons maintenir la pression jusqu'à ce que nous ayons gain de cause.»

Depuis 2010, le ministère a procédé à diverses inspections sur le site. Des avis d'infraction ont été délivrés au gestionnaire du Domaine Lévesque, en vain.

Aussi a-t-on entrepris des démarches auprès du procureur aux poursuites judiciaires et pénales afin de contraindre l'homme d'affaires à se conformer aux règlements. Aucune accusation formelle n'a cependant été déposée à ce jour.

Parallèlement, on analyse la possibilité d'imposer des sanctions administratives pécuniaires à Louis Lévesque, en vertu de la nouvelle Loi sur la qualité de l'air. Selon le cas, les amendes peuvent varier de 500$ à 10 000$.

«On a exigé des correctifs, mais, officiellement, rien de concret n'a été fait jusqu'ici», confie le représentant du ministère. Ce dernier ajoute que la dernière inspection remonte à juillet dernier.

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