Une source proche du dossier nous a confirmé que les discussions avaient repris depuis samedi et que Résolu devait soumettre une nouvelle proposition correspondant aux ententes survenues entre les deux parties. Le différend concernant le fait que l'unité de cogénération et la papetière ne soient pas considérées comme un complexe intégré serait réglé. Cette formalité aurait joué sur les revenus potentiels de Résolu.
«Nous avons obtenu un signal d'Hydro-Québec et les discussions ont repris. Nous espérons en venir à une entente le plus rapidement, car nous sommes prêts à démarrer dans les prochains jours», a indiqué le porte-parole de Résolu, Pierre Choquette. La direction de la compagnie souhaite une entente d'ici le 15 août. Selon le contrat, la multinationale doit livrer de l'électricité pour le 1er septembre.
Le président du syndicat, Pascal Cloutier, se réjouit qu'une signature soit imminente. «Des gens de la compagnie m'ont dit que ça avait débloqué samedi. C'est un soulagement pour nous, cette reprise des négociations. C'est une bonne nouvelle pour tout le milieu», a-t-il commenté.
Une centaine de travailleurs bossent pour régler les derniers préparatifs pour démarrer la machine numéro 5 et du même coup commencer à brûler de la biomasse pour produire 26 mégawatts d'électricité.
Pierre Choquette confirme qu'il n'est pas question de mise à pied pour l'instant même si la réouverture pourrait ne se faire que la semaine prochaine. M. Cloutier affirme qu'il reste encore du travail à réaliser pour être fin prêt et que l'usine puisse démarrer.
Réactions
Le candidat libéral Georges Simard se réjouit de la tournure des événements. «On m'a dit que les négociations avaient repris. Je pense que ça va bien. Moi, j'ai fait mon travail dans ce dossier, je vais laisser le soin à la compagnie ou à Hydro-Québec de faire des annonces, s'il y a effectivement des progrès de réalisés qui mèneront à la réouverture», a-t-il commenté.
Questionné sur le sujet en conférence de presse, Denis Trottier a affirmé qu'il ferait une annonce quand il y aura une signature. «Les libéraux nous ont dit que c'était réglé le 4 mai et il n'y a rien de signé après trois mois. C'est malheureux que ça prenne tant de temps. Moi, quand je vais le dire, c'est parce que ça va être réglé», a-t-il lancé.