Usine de Dolbeau-Mistassini

Aucune signature entre PFR et Hydro-Québec

La Société d'État n'aurait jamais avancé une date... ((Archives))

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La Société d'État n'aurait jamais avancé une date butoir comme l'avait mentionné le ministre Serge Simard. Le député de Dubuc se serait basé sur le fait qu'un délai de trois mois était prévu pour une signature à partir de la date à laquelle la soumission de Résolu a été considérée conforme en mai.

(Archives)

Louis Potvin
Le Quotidien

(DOLBEAU-MISTASSINI) Le contrat entre Hydro-Québec et Produit forestier Résolu pour l'achat d'électricité produite par l'usine de cogénération de Dolbeau-Mistassini n'est toujours pas signé. Les deux parties ne s'entendent pas sur le montant accordé du kilowattheure. Cependant, le temps ne presse plus, car la date butoir du 6 août ne tient plus.

Chez Hydro-Québec, on affirme que le contrat n'est pas signé et qu'aucun détail concernant l'état des négociations ne sera dévoilé. «Je ne peux pas vous dire si ça se signera bientôt. L'appel d'offres a été bonifié à 300 mégawatts récemment et la date limite pour obtenir une entente est le 20 décembre 2012», a indiqué l'attaché de presse Louis-Olivier Batty.

La Société d'État n'aurait jamais avancé une date butoir comme l'avait mentionné le ministre Serge Simard. Le député de Dubuc se serait basé sur le fait qu'un délai de trois mois était prévu pour une signature à partir de la date à laquelle la soumission de Résolu a été considérée conforme en mai.

Prix de l'électricité

S'il n'y a pas encore de signature, c'est parce qu'Hydro-Québec et Résolu ne s'entendent pas sur le prix d'achat de l'électricité, nous a confié une source proche du dossier. Résolu estime qu'elle devrait recevoir 10,6 cents le mégawatt, mais la société d'État proposerait moins. En effet, la centrale de Dolbeau-Mistassini serait considérée comme «autonome» plutôt qu'«intégrée» comme celle de Fibrek de Saint-Félicien. Pour cette raison, Hydro-Québec offrirait moins que les 10,6 cents prévues dans l'appel d'offres. La différence représenterait des pertes de revenus oscillant entre 1 et 2 m$.

Syndicat

Du côté du syndicat, on s'impatiente de la lenteur du processus. Pascal Cloutier est persuadé qu'il y a quelque chose qui bloque le processus. «Si c'est reporté, ça ne nous avantage pas. Tout est prêt pour que ça démarre la semaine prochaine. Il y a 30 gars qui travaillent actuellement, plus une quarantaine de sous-traitants. Dès que ça démarre, c'est 125 personnes qui seront nécessaires. Si ça retarde, est-ce que le marché va changer? Il y a des clients aussi à répondre. C'est le temps que ça se règle, ça fait trois mois, il y a une limite à tout», lance le président désabusé.

Selon une source fiable, les négociations seraient terminées depuis quelques jours. La balle serait dans le camp d'Hydro-Québec, car Résolu aurait fourni toute la documentation nécessaire.

La date du 6 août est importante, surtout pour la multinationale qui est prête à démarrer.

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