Travaux sylvicoles

Première vague de mises à pied

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L'exemple de Sylviculture Tramfor de Chicoutimi illustre assez bien cette réalité, malgré les engagements du ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Clément Gignac, de maintenir le même niveau de financement que par le passé.

Le Quotidien, Archives

Louis Tremblay
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Une première vague de mises à pied hâtive aura lieu dans l'industrie de la sylviculture. Faute de financement gouvernemental à la suite de récentes coupures, l'entreprise Tramfor devra mettre à pied pas moins de 45 ouvriers d'ici les prochains jours. Et la liste pourrait s'allonger rapidement.

Ce que tout le monde craignait lors de la préparation printanière de la saison des travaux sylvicoles se déroule en ce moment. Plusieurs dizaines de travailleurs sylvicoles de la région ne seront pas en mesure d'effectuer les heures nécessaires pour avoir accès à des prestations d'assurance-emploi.

L'exemple de Sylviculture Tramfor de Chicoutimi illustre assez bien cette réalité, malgré les engagements du ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Clément Gignac, de maintenir le même niveau de financement que par le passé.

600 hectares de moins

L'an dernier, selon les propos du patron de l'entreprise, Vital Tremblay, les travailleurs ont procédé à des opérations de sylviculture sur une superficie de 1305 hectares. Cette année, en tenant compte des coupures déjà annoncées, Sylviculture Tramfor va réaliser des travaux d'entretien de la forêt publique sur plus ou moins 700 hectares. Les mises à pied précoces sont donc inévitables.

« En général, ce sont des travailleurs qui devront faire au moins sept autres semaines pour avoir droit aux prestations d'assurance-emploi, mentionne M. Tremblay. Nous travaillons fort avec la direction régionale du ministère pour tenter de trouver une solution, mais ce n'est pas facile. Il y avait la possibilité de faire 175 hectares pour Lignarex (scierie Gauthier), mais rien n'est prêt et il faut au moins trois à quatre semaines pour trouver les terrains et réaliser les inventaires. Il est également impossible de réaliser des travaux dans une autre unité d'aménagement en remplacement de ceux que nous ne pouvons pas faire pour Lignarex. «

Pas la seule touchée

Vital Tremblay refuse d'identifier les entreprises qui devront procéder à des mises à pied prochainement, mais il assure qu'il y en aura. Tout le monde est touché par la réduction des superficies. Lors de la crise printanière habituelle sur le financement des travaux sylvicoles, le ministre des Ressources naturelles et de la Faune Clément Gignac a pris l'engagement de maintenir le financement à 189 M$.

« On ne sait pas ce qui se passe. Chaque année, on annonce le même budget et il y a de moins en moins de superficies à entretenir. L'argent va ailleurs que dans les travaux sylvicoles. Au cours des derniers jours, le gouvernement a annoncé des dizaines de millions $ partout au Québec. On a besoin de quelques millions $ pour éviter d'envoyer des pères de famille sur l'aide sociale et on n'a pas d'argent «, questionne Vital Tremblay.

Situation différente au Lac

Interrogé à savoir pourquoi l'industrie se retrouve à nouveau dans une situation de précarité au milieu de l'été, Vital Tremblay est incapable de répondre. Il y a un lien entre le financement disponible et la préparation des superficies à traiter.

Au Lac-Saint-Jean, la situation risque d'être différente puisque Résolu doit réaliser des travaux découlant des volumes récoltés afin de respecter la loi. C'est pour cette raison que Tramfor envisageait de réaliser des travaux dans cette région pour compenser le problème du Saguenay, mais il est impossible de transférer cette obligation entre les détenteurs de CAAF.

« Au printemps, les travailleurs m'ont applaudi quand je leur ai expliqué qu'il y avait une reconduction des mêmes budgets et je le croyais vraiment. Ça ne sera pas facile de leur dire le contraire au cours des prochains jours «, a conclu l'entrepreneur qui oeuvre dans ce domaine depuis 25 ans.

Sylviculture Tramfor a entrepris des démarches, il y a six semaines, pour trouver les superficies nécessaires afin de permettre aux travailleurs d'avoir accès aux prestations d'assurance-emploi.

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