Chaque fois que le prix du cuivre est en hausse, les vols de ce métal suivent la même tendance. Actuellement, le prix du cuivre se vend de 2,80 $ à 3,40 $ US la livre. En entrevue avec Le Quotidien, la multinationale de l'aluminium remarque que les malfaiteurs prennent donc de plus en plus de risques. « Il est bien évident que nous déplorons les vols dans nos installations.
Il peut s'en produire à diverses fréquences et ceux-ci augmentent lorsque le prix du métal est plus élevé. Mais ce qui nous inquiète le plus, c'est la témérité et l'audace des voleurs. Ils repoussent les limites et prennent des risques élevés.
« Au cours des dernières semaines, nos employés ont remarqué que les voleurs vont jusqu'à déboulonner les bandes de cuivre d'une longueur de plusieurs pieds. En les manipulant, ils prennent le risque d'accrocher des pièces de 13 000 volts et de 16 kilovolts. C'est très dangereux. On ne parle pas uniquement de brûlures sérieuses, mais des gens pourraient y perdre la vie », estime Claudine Gagnon, porte -parole de RTA pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Les derniers vols sont survenus à la centrale hydroélectrique de la chute à Savane, à quelques kilomètres d'Alma. Chaque fois qu'une barre est volée, la compagnie les remplace par des barres d'aluminium.
Pourtant, il ne devrait pas être facile de commettre les vols, car l'endroit n'est pas facilement accessible. Les employés du groupe Énergie électrique doivent eux-mêmes prendre des précautions afin d'accéder au site et de pouvoir atteindre la centrale hydroélectrique. Selon les informations recueillies, les travailleurs craignent vraiment de retrouver un individu sans vie à leur retour au travail.
« Ce que nous cherchons à faire, c'est de protéger les voleurs de leur propre témérité. Ils ont commencé par voler du cuivre dans les mises à la terre. Ensuite, ils se sont approchés à environ deux mètres des équipements électriques, mais là, ils sont rendus à un seul mètre des équipements. Le danger est de plus en plus grand », ajoute Mme Gagnon.
Autre élément dont RTA tient en compte, c'est la possibilité qu'un court-circuit mette en péril une partie des équipements de la multinationale.
« Et nous savons que ça peut se produire. Si la centrale est affectée, cela va priver notre réseau de l'énergie nécessaire pour le fonctionnement de nos installations », indique la porte-parole de RTA.