Avant d'en arriver là, PFR pourrait recourir aux tribunaux pour faire émettre des injonctions obligeant les propriétaires à respecter leurs obligations contractuelles.
C'est ce qu'a indiqué le porte-parole de l'entreprise, Pierre Choquette, lorsqu'invité à faire le point sur le conflit qui perdure avec les propriétaires de machinerie qui alimentent en matière ligneuse les six scieries du nord du Lac-Saint-Jean.
Selon M. Choquette, les réserves en bois dans les cours varient d'une à trois semaines d'activités, selon les sites, et c'est la Scierie Girardville qui est la plus vulnérable actuellement pour subir un arrêt hâtif dès la semaine prochaine. «Une centaine d'employés y travaillent. Il y a des emplois indirects qui y sont reliés et on parle d'un effet multiplicateur de trois», a mentionné M. Choquette.
Les propos de M. Choquette laissent croire que Résolu maintient une position ferme puisqu'il est demandé aux entrepreneurs de retourner en forêt afin d'honorer leur contrat. «On dit aux entrepreneurs: retournez en forêt sinon on n'aura pas le choix d'utiliser les recours légaux sur la base de ce qui a été signé en avril. Il est préférable de retourner en forêt».
Interrogé afin de savoir si Résolu entend discuter avec les entrepreneurs forestiers le prix du mètre cube de bois, advenant un tel retour, M. Choquette laisse entrevoir une petite ouverture.
Le porte-parole estime qu'il est difficile d'expliquer ce qui s'est passé entre la signature des contrats d'approvisionnement en avril et le déclenchement de la crise actuelle. Il a émis l'hypothèse que les problèmes financiers de certains a permis de développer une solidarité entre les membres de la l'Association des propriétaires de machinerie forestière.
Du côté de l'association, la directrice Isabelle Tanguay n'a pas retourné nos appels. L'adjointe administrative a indiqué qu'une conférence de presse pourrait avoir lieu éminemment.
Rappelons que depuis lundi, les propriétaires ont cessé toute activité de coupe afin de réclamer une hausse de 25 % du prix du mètre cube de bois récolté ainsi que la négociation de contrats sans pression indue. L'endettement de plusieurs propriétaires et les difficultés d'obtenir du financement constituent d'autres motifs invoqués.