Stéphane Bégin, source d'inspiration du Grand défi Pierre Lavoie

Étonné de l'impact de son exploit

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Le journaliste Stéphane Bégin, au centre

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Johanne Saint-Pierre
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Trois semaines se sont écoulées depuis que le collègue Stéphane Bégin a complété le 1000 km du Grand défi Pierre Lavoie (GDPL). Mais de son propre aveu, il a encore peine à réaliser l'exploit qu'il a accompli et surtout l'impact que son histoire a eu sur de nombreux sédentaires qui se sont en quelque sorte identifiés à lui.

«Je ne m'en attendais vraiment pas et ça m'a jeté par terre. Comme de voir tout ce qui s'est écrit sur moi. Honnêtement, je ne comprenais pas tout cet engouement pour ce que j'avais fait. J'ai fini par comprendre que d'avoir réalisé le défi dans un laps de temps très court, combiné au fait que je sois cardiaque, a attiré l'attention des gens. Aujourd'hui, je l'accepte mieux, mais sur le coup, je ne comprenais pas ce qui se passait. Je me disais que je n'avais rien fait d'extraordinaire», souligne le Jonquiérois d'adoption.

Pour lui, les 190 autres sédentaires qui ont pris part au 1000 km ont autant de mérite. «J'ai discuté avec quelques-uns d'entre eux qui m'ont dit avoir vécu les mêmes craintes, le doute de réussir. Je ne les ai pas tous revus, mais à ma connaissance, tous sont arrivés à bon port le dimanche. Il faut lever notre chapeau à ces gens qui ont pris les 10-12 derniers mois de leur vie pour se reprendre en main et modifier leurs habitudes de vie.»

Inspirant

La différence, estime-t-il, c'est que ces ex-sédentaires n'ont pas eu la chance comme lui d'avoir une vitrine médiatique. «Pendant 30 jours, j'ai eu une tribune incroyable pour raconter mon expérience du Grand défi (dans Le Quotidien et Le Progrès-Dimanche) et ça a fait en sorte de créer un engouement. Plusieurs personnes avaient suivi (sa progression) et à mon arrivée au Stade olympique, il n'y avait pas juste mon équipe qui était contente, mais un paquet de gens. Certains que je connaissais et d'autres pas sont venus me féliciter.»

À son avis, son histoire a touché les gens parce qu'il représente 90 % de la population qui, comme lui, ne fait pas beaucoup d'exercice. «Plusieurs m'ont dit: ''Si Bégin est capable de le faire malgré ses problèmes de santé, on doit être capables de faire la même chose en y mettant de la volonté. Car ça prend quand même un peu de volonté et de détermination pour le faire», note le sympathique quinquagénaire.

D'ailleurs, il avoue qu'il ne pensait pas avoir autant de volonté. «Je suis un gars déterminé, mais parfois, je suis paresseux. Pour le défi, on m'a sorti de ma zone de confort pour me préparer. Je me suis surpris moi-même, mais en même temps, ça m'a permis de voir que je suis capable de me dépasser», analyse-t-il, ajoutant qu'un bon vélo fait aussi une différence.

Nouveau défi

En inspirant autant de gens et en constatant les bienfaits de ses nouvelles habitudes de vie, Stéphane Bégin est plus motivé que jamais à demeurer actif. C'est d'ailleurs son «vrai défi». Et quand l'hiver se pointera le bout du nez, il pense déjà à troquer le vélo de route pour le vélo stationnaire en plus de pratiquer la raquette et la marche. «L'état de mon coeur ne s'améliorera pas, mais je veux renforcer mes jambes pour que ce soit plus facile à vélo.»

Cela dit, il est heureux que son histoire ait motivé d'autres sédentaires à bouger plus et à manger mieux. «J'espère que ça va continuer! Et tant mieux si j'ai réussi à influencer quelques personnes qui vont au moins essayer d'améliorer leur condition de vie, parce qu'en fin de compte, ce sont eux qui seront gagnants.»

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