Pas question d'ajouter un employé

Directeur général de l'hôpital, Régis Harvey Soutient que... ((Archives))

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Directeur général de l'hôpital, Régis Harvey Soutient que la chaufferie est sécuritaire puisque des inspéctions sont effectuées régulièrement.

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Stéphane Bégin
Le Quotidien

(JONQUIÈRE) La direction de l'hôpital de Jonquière n'a pas l'intention d'ajouter un deuxième employé à la chaufferie du centre hospitalier.

Un membre de la famille du travailleur blessé, lors d'une explosion survenue vendredi dernier au Centre de santé et des services sociaux de Jonquière (CSSSJ), a déclaré au Quotidien que l'homme craignait pour sa sécurité en raison de la désuétude des équipements de la chaufferie.

Le directeur général de l'établissement, Régis Harvey, a tenu à rectifier les faits dans toute cette histoire.

«En premier lieu, il n'est pas question d'ajouter un autre employé. Selon les normes, un seul travailleur suffit et nous n'avons pas l'intention de revenir là-dessus, à moins que nous ayons une directive de faire autrement», explique Régis Harvey.

En ce qui concerne la désuétude du bâtiment, le directeur général ne voit pas les choses du même oeil.

«Il faut savoir que la chaufferie date des années 90. Même si ça peut avoir l'air vieux, ce n'est pas le cas. Nos équipements sont maintenus à jour et des inspections minutieuses sont réalisées régulièrement. L'endroit est très sécuritaire.

«Nous ne savons pas ce qui a pu se passer et il sera difficile de le savoir, car l'employé était seul à l'intérieur lorsque la déflagration s'est produite. Une chose que nous savons, c'est qu'une procédure doit être suivie pour l'allumage. C'est comme lorsqu'on allume un poêle au bois à la maison, il peut y avoir un retour d'air ou autre chose. Nous espérons pouvoir établir ce qui a pu se produire», mentionne M. Harvey.

Le membre de la famille du blessé a indiqué que le changement du type de bois utilisé pour alimenter le système de chauffage à la biomasse aurait pu causer l'explosion.

Ce dernier précise que deux accidents se sont produits seulement au cours des 20 dernières années à l'intérieur de la chaufferie. Il y a quelques années, le même employé avait été incommodé par la fumée à la suite d'un incendie.

Régis Harvey se dit tout de même surpris de la réaction d'un membre de la famille à la suite de l'événement de vendredi.

«Nous avons rencontré la conjointe de notre employé et ses parents et ce n'est vraiment pas le topo que nous avons obtenu. J'ai été surpris de lire ces commentaires dans le journal lundi matin», ajoute-t-il.

Le travailleur a été transféré au Centre des grands brûlés de Québec. Il aurait été placé dans un coma artificiel afin de réduire ses souffrances. Le personnel médical ne craindrait pas pour sa vie.

À la suite de la déflagration, des briques du bâtiment sont tombées au sol et la structure a été touchée. L'enquêteur de la Commission de la santé et de la sécurité au travail (CSST) a poursuivi son enquête et n'a toujours pas donné le feu vert à la remise en marche de la chaufferie.

Sbegin@lequotidien.com

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