La Financière agricole du Québec, qui effectue un suivi des récoltes dans le cadre de ses programmes d'assurance auprès des producteurs, émettra d'ici quelques jours son bulletin de mi-saison. Jusqu'à maintenant, selon les chiffres transmis par l'agronome Yves Lefebvre, directeur régional de la Financière agricole, 266 avis de dommages ont été reçus des producteurs de la région, dont 158 concernent le passage printanier des oiseaux migrateurs dans la région, dont l'oie des neiges (oies blanches). Même si ce nombre semble élevé, il est inférieur à l'an dernier pour des raisons difficiles à expliquer puisqu'il s'agit d'une migration qui peut changer d'une année à l'autre.
Par contre, rappelle Yves Lefebvre, les producteurs ont mis en place des mesures préventives pour limiter les dommages causés par les oiseaux migrateurs. La campagne printanière d'effarouchement consiste à limiter la présence des oiseaux en grand nombre dans les champs. Le problème causé par l'oie blanche est qu'elle broute la plante jusqu'à la racine.
Ce sont les cultures dans les petits fruits qui risquent d'être à la source des pertes les plus importantes. La Financière agricole a ainsi reçu 88 avis de dommage pour les fraises, framboises et surtout les bleuetières.
«Dans les bleuetières, nous allons connaître l'ampleur des dommages au moment de la récolte seulement. Il y a eu des dommages plus ou moins importants en fonction des secteurs. Le gel a causé moins de dommage dans les endroits ou la fleuraison était moins avancée», explique l'agronome.
Depuis quelques jours, la Financière a reçu 17 avis pour des problèmes dans les céréales à paille. Un insecte connu sous le nom du légionnaire a fait son apparition dans certains champs. Il est encore trop tôt pour connaître l'ampleur du problème puisqu'il arrive que la présence de cet insecte soit restreinte à certains endroits, limitant ainsi les pertes pour les producteurs agricoles.
Les précipitations de verglas de la semaine dernière risquent quant à elles de causer des dommages aux productions maraichères. C'est principalement le cas pour les plantes à feuilles puisque ce sont ces types spécifiques de plants qui subissent des dommages lors des verglas en période estivale.
Dans la région, les récoltes de fourrage ont une grande importance en raison de la concentration de la production laitière. La première coupe de foin a été complétée au cours des derniers jours. Les agriculteurs ont bénéficié d'une température clémente au bon moment pour ainsi éviter que le foin au sol ne soit endommagé par les pluies abondantes.
«En général, pour l'ensemble de la région, on fait état d'une première coupe de foin qui a donné de bons résultats en quantité et en qualité», a expliqué le directeur régional.
Ltremblay@lequotidien.com