Âgé de 25 ans, Laurent Silvani est ce qu'on appelle un chasseur d'orages. Suisse d'origine, Laurent s'est exilé au Saguenay en 2007 pour étudier. Et c'est ici qu'il a développé son talent. Son domaine d'étude n'a pourtant rien à voir avec la météo. Il a plutôt étudié en arts plastiques et en multimédia.
Mais depuis son enfance, le jeune homme a toujours été captivé par les phénomènes météorologiques. Les éclairs ne lui donnent pas la chair de poule et la pluie ne le dérange pas. Bien au contraire.
«J'ai toujours été passionné par les orages, mais depuis deux ans, je ne passe pas une seule journée sans suivre la météo et partir à leur chasse, explique Laurent Silvani,
«Les autres me trouvent fou et ma copine a peur des orages! Moi, j'adore», ajoute le jeune homme qui a décidé de rester au Saguenay après ses études. Il aimait l'environnement et la qualité de vie que procure la région. Et il faut dire que l'amour l'a convaincu d'y rester définitivement.
Chaque matin, Laurent visite un site internet spécialisé en météorologie. On y apprend à quel endroit les cellules orageuses se dessinent. Au fil du temps, Laurent a appris à décoder les phénomènes météorologiques, à comprendre comment se forment les orages électriques.
«Au Saguenay, on est assez chanceux, nous avons une belle activité orageuse. Je n'ai qu'à sortir de chez moi, à marcher un peu et je me retrouve devant le Saguenay, où je peux aisément observer les orages», explique Laurent Silvani, qui demeure devant la baie des Ha! Ha! .
Évidemment, le chasseur ne se contente pas de simplement regarder les nuages. Il tente de photographier autant de phénomènes météorologiques possible. Les orages électriques et les aurores boréales demeurent ses phénomènes favoris.
«C'était la première fois de ma vie que je voyais des aurores boréales l'an dernier. C'était fabuleux!», lance le passionné, qui s'est équipé d'un bon appareil photo.
Photographier les éclairs n'est pas chose aisée. «C'est beaucoup plus facile la nuit. Mais c'est souvent un coup de chance que de capter l'éclair. Disons que je passe beaucoup de temps à observer avant d'avoir la bonne photo», souligne-t-il.
Et les tornades?
Laurent Silvani est-il déjà parti à la chasse aux tornades? «Non, pas vraiment. L'an dernier, j'ai vu un imposant cône de nuage, mais il ne s'est jamais formé en tornade. J'aimerais ça, mais il n'y en a pas beaucoup ici. Disons que je me concentre surtout sur les orages électriques», raconte-t-il.
S'exposant régulièrement à la menace de la foudre, Laurent Silvani a eu quelques fois des frissons. «La foudre ne me fait pas vraiment peur. Mais j'avoue qu'elle est tombée près de moi à quelques reprises et que j'ai fait le saut, mais ça fait partie des risques du métier!», souligne le jeune homme.
Laurent Silvani échange avec d'autres passionnés comme lui.
Depuis un an, il tient également un blogue sur le sujet et envoie régulièrement ses photographies au site internet oragequebec.com. Laurent Silvani agit également à titre d'observateur volontaire pour Environnement Canada. «On peut dire que je suis devenu un météorologue amateur et j'adore ça!», souligne le jeune homme.