C'est fou ce qu'on peut réussir en étant positif!

«Pierre Lavoie sait que je trouvais son Défi... (Le Soleil, Erick Labbé)

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«Pierre Lavoie sait que je trouvais son Défi un peu beaucoup excessif pour les gens ordinaires. En tout cas, au début. On voit bien, maintenant, qu'en y mettant les efforts, tout est possible, même pour un sédentaire comme Steph.»

Le Soleil, Erick Labbé

 

Catherine Deslisle
Le Quotidien

On pense connaître les gens qui nous entourent. À la vérité, on ne les connaît jamais tout à fait. Prenez mon collègue Stéphane Bégin avec qui je travaille depuis des années. Je pensais avoir une bonne idée du type d'homme qu'il est, sauf que je n'avais jamais figuré qu'il était capable de faire preuve d'autant de détermination.

Au Quotidien, on sait tous qu'il n'est pas un modèle sportif encore moins un gourou de l'alimentation santé. C'est pourquoi, jamais je n'aurais pensé, qu'avec ses 50 ans bien sonnés, son stimulateur cardiaque et ses habitudes de vie particulièrement souples, il serait un des 1000 cyclistes à participer au Grand Défi Pierre Lavoie. Sérieusement, je l'avais sous-estimé. J'ai quasiment des remords.

Stéphane n'est peut-être pas une référence sportive ou culinaire, mais c'est un bon journaliste. Il ne refuse jamais une assignation même s'il a déjà plusieurs nouvelles à traiter. C'est un vaillant! Le reste de son temps, il le consacre à sa famille. Il est certainement l'un des hommes les plus attentionnés que je connais lorsqu'il s'agit de sa conjointe Denise, de ses deux filles, Cynthia et Véronique, et de ses deux petits-enfants, Ariane et Vincent.

Quand on est aussi persévérant au travail et dans sa vie privée, j'aurais dû me douter qu'on peut décider de relever un défi, aussi fou soit-il, surtout si on est soutenu par sa famille et de bons coéquipiers et que toute l'énergie canalisée vise à améliorer son état de santé.

Par hasard

Toute cette épopée a commencé avec les «mammouths» des médias. Leur participation se limitait à essayer de changer leurs habitudes de vie, à mieux s'alimenter et à faire de l'exercice. Le tout, dans le cadre du Défi entreprise dirigé par Pierre Lavoie. Les journalistes membres des «mammouths», dont Stéphane, ont eu droit à un bilan de santé. Ensuite, ils s'encourageaient mutuellement par l'intermédiaire de Facebook. Ça se terminait là.

Le projet de participer au Grand Défi Pierre Lavoie est arrivé par hasard. Il y a eu un désistement dans l'équipe des Implantés et on lui a demandé de faire le grand saut. Le cas de Stéphane n'est pas simple. Comme il a un stimulateur cardiaque, il fallait d'abord qu'il passe des tests et qu'il obtienne le feu vert de ses cardiologues. Ce qui a été fait.

Chaque fois que Pierre Martel, un des Implantés, également conseiller aux ventes du Quotidien, se pointait à la salle de rédaction, je lui ressassais le même radotage: «Prends soin de Steph». Sincèrement, je craignais un problème cardiaque.

Apparemment, à force de faire de l'exercice, on développe le goût du sport au point de ne plus être capable de s'en passer. Cela s'expliquerait par la production d'endorphine laquelle augmenterait au fur et à mesure des entraînements. Il faut croire que Stéphane avait de bonnes dispositions, car je ne ressens toujours pas de montée d'endorphine même après quelques années d'entraînement. Et lui, il a réussi en quelques mois à changer du tout au tout. J'en suis encore étonnée! J'ai du rattrapage à faire. Ouf!

Quel mouvement

Pierre Lavoie sait que je trouvais son Défi un peu beaucoup excessif pour les gens ordinaires. En tout cas, au début. On voit bien, maintenant, qu'en y mettant les efforts, tout est possible, même pour un sédentaire comme Steph.

Pierre Lavoie n'a jamais cessé de me dérouter. D'abord, quand il a choisi de porter une cause, celle des maladies orphelines, et cela, après avoir vécu un immense malheur, le décès de deux de ses enfants: Laurie et Raphaël. Ensuite, pour avoir imaginé les cubes d'énergie et ainsi créé un ééééénorme mouvement sur les maladies orphelines et les saines habitudes de vie.

En mettant les enfants de son côté, la partie était gagnée. Les parents ont vite été séduits eux aussi. Maintenant, partout au Québec, on court, on pédale, on marche en rêvant aux cubes d'énergie qu'on accumule.

Comme si ce n'était pas assez, il a lancé les cubes «matière grise» pour favoriser la persévérance scolaire. C'est à ce moment que ce gars-là m'a conquise définitivement.

Dimanche dernier, j'étais rivée devant mon téléviseur pour voir arriver les cyclistes du Grand Défi. Moi, qui ne suis pas une sportive, j'étais littéralement sous le charme. Il n'y avait pas de casseroles, surtout pas de casse, que des centaines de gens, de tous horizons, heureux d'avoir pédalé comme des fous pour une cause, d'avoir investi temps et argent pour la recherche sur les maladies orphelines et pour des projets dans les écoles.

C'est bien pour ça que Pierre Lavoie est une inspiration. Parce qu'il a démontré qu'il ne faut pas toujours attendre après les autres et le gouvernement pour changer les choses. Et ça fonctionne!

CLIN D'OEIL: Rien de moins

Éliane Laberge, la nouvelle présidente de la FECQ, avait donné 72 heures au gouvernement pour répondre à sa requête d'aller en médiation pour régler le conflit des étudiants. La madame a lancé un ultimatum, rien de moins! Non, mais on se prend pour qui?

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