L'aventure russe de Frédérick Lavoie

Lors de son passage devant le Cercle de... ((Photo Rocket Lavoie))

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Lors de son passage devant le Cercle de presse du Saguenay, Frédérick Lavoie a livré le fruit de son expérience comme journaliste correspondant. À droite, le président du Cercle, le journaliste Pascal Girard.

(Photo Rocket Lavoie)

Denis Villeneuve
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Après cinq années à exercer son métier à Moscou, capitale de la Russie, Frédérick Lavoie, journaliste indépendant originaire de Chicoutimi, poursuivra sa quête d'information à Bombay, en Inde, après le lancement plus tard cet été de son premier volume, « Allers simples : Aventure journalistique en Post-Soviétie «.

De passage devant le Cercle de presse du Saguenay, hier, M. Lavoie a raconté ses expériences journalistiques dans le pays de Vladimir Poutine, sous un régime centralisé à Moscou où le respect de la démocratie est gravement bafouée.

M. Lavoie a oeuvré comme collaborateur au quotidien La Presse et à Radio-Canada ainsi qu'auprès de certains médias européens.

Lors de son séjour récent en Russie, M. Lavoie a constaté que le peuple russe a conservé malgré tout sa capacité de descendre dans la rue pour manifester son insatisfaction. « On avait l'impression que le peuple russe était résigné. Ce sont beaucoup des jeunes, mais je crois que la rue a uni des générations de Russes, ceux qui se sont battus pour le régime et les nouveaux révolutionnaires. S'il y a une chose qui m'attriste, c'est qu'il y a toute une élite intellectuelle qui est perdue parce qu'elle ne veut pas collaborer avec le régime actuel. Il y a plein de Russes qui veulent partir à l'étranger. «

Au plan économique, M. Lavoie a pu constater que la Russie est un géant aux pieds d'argile avec une structure industrielle lourde largement soutenue artificiellement par l'État et les « pétrodollars «.

« Dans le secteur de l'aluminium, l'industrie soviétique est très peu efficace et très énergivore. Je ne vois pas très rose l'avenir économique de la Russie. La bureaucratie demeure importante. Si un petit fonctionnaire voit que quelque chose ne va pas en bas, il n'osera pas le dénoncer de crainte que ses supérieurs ne soient blâmés. Les initiatives du bas ne remontent jamais. «

Après avoir exploré pendant deux mois son nouveau pays de travail, l'Inde, M. Lavoie sent que la population de ce pays souhaite davantage avancer au plan économique.

Au cours des prochaines semaines, M. Lavoie publiera son premier livre aux Éditions La Peuplade. Il y livrera quelques moments de la vie des ex-Soviétiques qu'il a côtoyés lors de ses reportages sous le titre « Allers simples «.

Dvilleneuve@lequotidien.com

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