Nouvelle exposition de l'Odyssée des bâtisseurs

Un pur émerveillement

Des dizaines de personnes ont assisté au vernissage... (Photo Gimmy Desbiens)

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Des dizaines de personnes ont assisté au vernissage de l'exposition permanente Au-delà de l'eau. On a fait appel aux comédiens du parc thématique pour animer la soirée.

Photo Gimmy Desbiens

Marc St-Hilaire
Le Quotidien

(ALMA) Sept années après avoir vu le jour, l'Odyssée des Bâtisseurs présente une toute nouvelle exposition permanente intitulée Au-delà de l'eau.

Fidèle à la nature même du parc thématique, cette performance visuelle et historique s'inscrit dans un plan de modernisation amorcé l'an dernier avec le lancement du documentaire multisensoriel Aquavolt. Projeté sur 360 degrés, à l'intérieur d'un château d'eau, celui-ci évoque la naissance industrielle du Saguenay-Lac-Saint-Jean à travers son potentiel hydrographique.

L'exposition Au-delà de l'eau a nécessité le travail et les connaissances d'une cinquantaine de personnes au cours des derniers mois, de même que des investissements totalisant quelque 400 000$.

Dès l'ouverture des portes, jeudi soir, l'anxiété des responsables du projet a vite cédé la place à l'émerveillement des personnes invitées au vernissage.

Sur le sol, la plus grande carte imprimée au Québec affiche tous les lacs et cours d'eau du Royaume. Spontanément, les gens tentent d'y localiser leur chalet, leur demeure, leur site de prédilection pour la pêche.

Sur les murs, le développement industriel du Saguenay-Lac-Saint-Jean se manifeste tel un récit en quatre tableaux, dans une chronologie parfaitement adaptée à l'exposition.

Aux quelques éléments interactifs installés ici et là, les concepteurs ont greffé des citations et artéfacts issus du passé. La Société d'histoire du Lac-Saint-Jean (SHL) étant gestionnaire du parc thématique, toutes les archives qu'administre l'organisation ont été mises à la disposition des maîtres d'oeuvre de l'exposition permanente.

Plusieurs documents vidéo accompagnent le spectateur dans son périple à travers l'époque du défrichage, celle de l'Américain James Buchanan Duke et de son rêve hydroélectrique, au début des années 1900, puis jusqu'aux téléviseurs et autres appareils qui ont modifié à jamais la vie rurale d'autrefois.

Au-delà de l'eau ne se limite pas à l'intérieur de la Maison des Bâtisseurs. Un tableau extérieur est en voie de matérialisation et sera accessible au grand public à compter du mois de juillet.

Il s'agit d'un nouveau tronçon qui a été ajouté au sentier pédestre du parc. En parcourant celui-ci, on pourra notamment y admirer un groupe turbine-alternateur datant des années 40. Offerte par la division Énergie Électrique de Rio Tinto Alcan, cette pièce historique a été utilisée lors de la construction de la centrale Chute-des-Passes. Elle déployait une capacité d'à peine 0,27 MW. Une turbine provenant des centrales Pont-Arnaud et Chute-Garneau, ainsi qu'un système de pinces destinées à extirper les billots afin qu'ils ne pénètrent pas les conduites des centrales hydroélectriques seront aussi installés tels des vestiges format géant.

«Sur les plaines à Québec, les jeunes grimpent instinctivement sur les canons pour prendre une photo. Nous croyons que ce sera la même chose ici, avec ces appareils géants», confie le directeur général de la SHL, Alexandre Garon.

Pour ses performances lors de la dernière saison estivale, l'Odyssée des Bâtisseurs a été couronnée d'une médaille d'or lors du Grand prix du tourisme 2012. On a recensé pas moins de 16 000 visiteurs, ce qui place le produit d'appel touristique parmi les cinq plus populaires de la région.

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