"La prochaine campagne ne sera pas sur les frais de scolarité"

Sondage dirigé, dit Bédard

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"Ce sondage exprime une position politique prise par le sondeur", a commenté le député péquiste Stéphan Bédard. Selon Segma Recherche, le PQ de Pauline Marois obtient 34% des intentions de vote dans la région, contre 32% pour le Parti libéral de Jean Charest.

(Archives)

Katerine Belley-Murray
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Le député de Chicoutimi, le péquiste Stéphane Bédard, estime que le sondage Segma Recherche publié dans les pages de ce journal, hier, était «dirigé».

«Ce sondage exprime une position politique prise par le sondeur, soutient Stéphane Bédard. La marge d'erreur est élevée ("/- 3,6%, selon un intervalle de confiance de 95%). C'est un sondage orienté. Pourquoi ne pas avoir parlé des ressources naturelles, du développement des forêts? La prochaine campagne ne sera pas sur les frais de scolarité, je rassure le sondeur. Elle sera sur le bilan du gouvernement et sur les ressources naturelles.»

Le Parti québécois de Pauline Marois (34%) serait au coude à coude avec le Parti libéral de Jean Charest (32%) dans les intentions de vote au Saguenay-Lac-Saint-Jean. À ce sujet, Stéphane Bédard a préféré ne pas commenter.

Le député, aussi leader de l'opposition officielle, croit que le gouvernement maintient délibérément la crise sociale. «Je ne comprends pas pourquoi il n'était pas question de la loi 78 dans le sondage. C'est la loi la plus odieuse de l'histoire du Québec.»

Le député de Jonquière à l'Assemblée nationale, le député Sylvain Gaudreault, n'a pas voulu commenter les résultats.

Le député de Roberval, le péquiste Denis Trottier, soutient que le gouvernement de Jean Charest est parvenu à associer «carré rouge» et «violence», alors que le PQ voit plutôt une corrélation entre «carré rouge» et «accessibilité aux études». «J'ai l'impression que le carré rouge nous a nuit, mais parce que le Parti libéral en a fait un symbole de violence, ce qu'il n'est pas. Au PQ, nous sommes modérés.»

Les deux priorités du PQ étaient de faire en sorte que les sessions ne soient pas perdues, et que l'accessibilité aux études soit maintenue (par l'indexation des frais de scolarité).

Denis Trottier est conscient que plusieurs personnes sont tannées d'entendre parler du conflit. «Tout le monde, sauf le gouvernement, souhaite que ça se règle. L'aventure coûte une fortune et ne règle rien. Charest a grossi le problème. C'est certain que si tu demandes aux gens s'ils appuient les étudiants, et qu'ils te répondent non, ils veulent être constants dans leurs réponses et te disent qu'ils appuient le gouvernement. Lorsque tu rappelles tout ce dans quoi le gouvernement a été impliqué, que l'on parle de corruption ou de tous les autres scandales qui sont sortis dans les dernières années, c'est possible que les gens te disent qu'ils n'appuient pas le gouvernement.»

Denis Trottier affirme que le focus présentement sur le conflit étudiant prend une place démesurée. «Les Québécois sont tannés, c'est certain. Le gouvernement est supposé régler les problèmes. En 1978, il y avait une crise étudiante. René Lévesque s'est assis avec les étudiants et a réglé le tout en une heure.»

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