Modernisaion du centre-ville d'Alma

Succès mitigé à Alma

Sans un assouplissement à la politique de location,... (Archives Steeve Tremblay)

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Sans un assouplissement à la politique de location, on croit qu'il sera impossible de dénicher un nouvel occupant pour les Terrasses des Cascades. L'édifice abrite déjà la Boîte à Bleuets et les bureaux administratifs de la corporation Festivalma.

Archives Steeve Tremblay

Marc St-Hilaire
Le Quotidien

(ALMA) Malgré un vaste projet de réfection qui a nécessité des investissements de plus de 10 millions de dollars, le centre-ville d'Alma peine toujours à susciter l'engouement escompté.

C'est ce qu'a déploré mardi le président de la corporation Action Centre-ville, Bernard Pilote, en marge du dévoilement de la programmation culturelle 2012.

En avril 2008, après cinq années d'efforts soutenus, la communauté d'affaires du secteur centre-ville d'Alma criait victoire.

Celle-ci obtenait alors l'appui financier de Québec et d'Ottawa, de même que celui de la ville d'Alma, pour réaliser un ambitieux projet de modernisation.

Entre autres modifications majeures, la construction d'une scène permanente sur la rue Collard et la mise en place d'un marché public étaient considérées comme les pierres angulaires du projet.

Avec la création de la corporation Action Centre-ville, la scène extérieure a été utilisée tel qu'on l'anticipait. Année après année, l'organisation s'est acquittée de sa mission première avec brio en offrant des spectacles et activités de qualité, dans le respect du principe de gratuité.

À l'opposé, toutefois, le concept de marché public dédié au terroir régional est ni plus ni moins un échec.

Pourtant, l'espace réservé à cette fin baptisé d'abord le Beffroi, puis les Terrasses des Cascades démontre un potentiel certain. Un éventuel promoteur bénéficierait de quelque 3000 pieds carrés d'espace, d'équipements neufs, de deux chambres froides, le tout dans un bâtiment fraichement érigé et situé en plein coeur du secteur centre-ville. Un tout en main, qualifie-t-on lorsqu'on tente de recruter un locataire.

Le problème réside en un seul élément : les contraintes imposées lors de l'élaboration du projet.

En effet, seul le créneau des produits du terroir peut être exploité en ces lieux. Par cette règle, les commerçants du centre-ville souhaitaient éviter l'apparition d'un compétiteur sur un site payé essentiellement par des fonds publics. Le secteur privé avait également déboursé 2 millions de dollars dans la concrétisation du projet global.

« On s'est peinturé dans le coin avec ce créneau «, a insisté Bernard Pilote.

Mardi soir, le conseil d'administration d'Action Centre-ville se réunissait afin d'aborder cette problématique.

Sans un assouplissement à la politique de location, on croit qu'il sera impossible de dénicher un nouvel occupant pour les Terrasses des Cascades. L'édifice abrite déjà la Boîte à Bleuets et les bureaux administratifs de la corporation Festivalma.

Il appartient aux commerçants du centre-ville ainsi qu'aux autorités municipales de trancher, puisque le mandat d'Action Centre-ville se limite à l'animation du secteur et à la gestion des infrastructures publiques.

Bernard Pilote n'a pas uniquement réservé ses observations aux Terrasses des Cascades.

Selon lui, le centre-ville d'Alma ne doit pas fonder ses espoirs de développement sur l'arrivée d'un grand commerce.

« Les grandes surfaces au centre-ville, ça n'existera plus «, a-t-il prédit, encouragé par le conseiller municipal Gilles Girard, qui privilégie une émergence des commerces spécialisés et d'organisations à vocation touristique.

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