L'événement est probablement survenu dans la nuit de vendredi à samedi, mais ce n'est que dimanche en fin d'après-midi que des voisins ont fait la découverte.
L'homme serait mort sur les lieux tandis que sa femme s'est éteinte la nuit dernière à l'hôpital. Ils auraient été intoxiqués au monoxyde de carbone à la suite du mauvais fonctionnement du réfrigérateur du chalet, qui était alimenté au propane.
Les policiers de la Sûreté du Québec ont reçu un appel vers 16h30 afin de leur signifier la situation. Immédiatement, deux ambulances ont été envoyées au chalet, à une quarantaine de kilomètres de la localité de Saint-Ambroise.
Selon les informations obtenues lors du passage des représentants du Quotidien, ce sont les membres des premiers répondants de la municipalité qui sont intervenus sur les lieux. Ils ont tenté des manoeuvres de réanimation et se sont aperçus que la femme présentait encore des signes vitaux. Malheureusement, l'homme qui se trouvait à l'intérieur ne semblait donner aucun signe de vie.
En début de soirée, une première ambulance filait à vive allure vers l'hôpital de Chicoutimi dans le but de sauver la vie de la dame. Un peu plus tard, la seconde ambulance retournait à Saguenay avec le corps de l'homme.
«Ce que je peux dire pour le moment, c'est que la dame présentait des signes vitaux. Des manoeuvres ont été faites pour la maintenir en vie. Pour ce qui est du monsieur, il a été transporté à l'hôpital, mais je n'en sais pas plus pour le moment», avait alors expliqué Gerry Simard, porte-parole de la Coopérative des techniciens ambulanciers du Québec.
Préposé à l'accueil de la zec du Lac-de-la-Boiteuse, Raymond Girard confirme que le couple est habitué de l'endroit. Ils y sont installés depuis de nombreuses années.
«Ils étaient arrivés vendredi après-midi. C'est moi qui ai pris leur enregistrement. Ils devaient repartir lundi pour la maison. Samedi, un responsable est passé devant le chalet et a remarqué que les toiles étaient fermées et que la porte était barrée. Il a cru que le couple était parti prendre une marche ou voir des voisins.
Mais dimanche, il a encore remarqué la même chose. Il a demandé à des membres de la famille pour vérifier s'il se passait quelque chose. Un cousin s'est rendu sur place. Après avoir frappé à la porte, et n'ayant pas eu de réponse, il a décidé d'enfoncer la porte. C'est là qu'il a vu l'occupant au sol. Il ne présentait aucun signe de vie. Il a ensuite trouvé la dame dans la chambre à coucher. Elle présentait de faibles signes vitaux», a indiqué M. Girard.
Les deux occupants du chalet de la rivière Blanche étaient bien connus de la ZEC. Ils y étaient depuis plusieurs années et ils aimaient discuter avec les gens du coin.
(Avec Myriam Gauthier)