Selon des sources bien informées, le piratage du portail de la ville d'Alma porterait une signature identique à celle qui accompagnait les attaques contre le Service de police de Montréal (SPVM) et le gouvernement du Québec, au cours des derniers jours. Chacune de ces manifestations serait directement reliée à l'adoption de la loi 78.
L'origine de l'offensive (adresse IP) déployée contre le site de la ville d'Alma aurait mené à de telles conclusions.
Aussi les enquêteurs auraient-ils exigé les coordonnées de chaque internaute ayant tenté d'accéder au site dans les 48 heures précédent le crime.
Tard mercredi soir, on ne pouvait pas confirmer s'il s'agissait d'un assaut en force, généralement attribuable aux organisations structurées.
Il demeure que l'hébergeur du site de la ville d'Alma, l'entreprise Dévicom de Chicoutimi, est reconnu comme l'un des plus fiable au Québec en matière de sécurité informatique.
La réglementation municipale interdisant le port du masque serait associée à l'événement.
Sur les réseaux sociaux, certains ont également mentionné l'injonction du 30 mars dernier, qui ordonnait la reprise des cours au Collège d'Alma, de même que le lock-out qui perdure à l'usine Rio Tinto Alcan.
Droits fondamentaux
L'attaque informatique a été rapportée en fin d'après-midi, aux environs de 15h.
Les personnes à l'origine de ce coup d'éclat ont signé: «Lorsque les principaux droits fondamentaux sont bafoués, il est du devoir du peuple de reprendre son destin en main. La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen garantit le droit à éprouver son mécontentement et la légitimité de s'en prendre a tout représentant du pouvoir en place.»
Un cheval a également été reconstitué à partir de symboles alphanumériques.
Dans un autre passage, on prétendait que le gouvernement du Québec «tente de bafouer les droits fondamentaux de son peuple».
Surprise
À la municipalité, on soutient qu'aucune donnée confidentielle n'a pu être obtenue via le portail d'Alma.
«Le site n'est aucunement lié aux dossiers personnels de nos citoyens. Il n'est même pas hébergé sur notre serveur», précise la responsable des relations publiques, Audrey-Claude Gaudreault, avant d'enchaîner: «Nous avons été piratés, c'est évident, mais il est encore trop tôt pour affirmer avec certitude l'origine de ces attaques. On ne sait pas s'il s'agit réellement d'Anonymous.»
Jusqu'à ce qu'on identifie la faille qui l'a rendu vulnérable et qu'on ait remédié à la situation, le site de la ville d'Alma demeurera désactivé.