Au cours de leur réunion mensuelle, hier soir, les élus jonquiérois sont revenus sur le dossier et ont tenu à rectifier les informations véhiculées depuis quelques jours. Et ils ont unanimement décidé de ne pas retenir le scénario de fusion proposé.
« Les risques étaient très grands. Nous estimons qu'il est possible de réaliser des économies à même notre organisation. De plus, les coûts reliés aux pertes d'allocation étaient difficilement évaluables «, explique la directrice générale, Aline Laforge.
En fait, selon les chiffres fournis, les économies globales auraient pu être de 1,3 M$, mais pour les deux commissions scolaires. La portion épargnée avec la fusion aurait été de 302 300 $ pour chaque organisation. Le budget de Jonquière atteint 100 M$.
« Pour arriver à 302 300 $, il y a une multitude d'hypothèses. Oui, il y a des économies brutes, mais il faut savoir que nous sommes financés pour chaque élève et que nous recevons des montants de base. Avec une fusion, il y aurait eu des pertes en allocation (1 M$) et rien ne nous garantissait que nous aurions pu négocier avec le gouvernement pour conserver ces montants. «
« De plus, les coûts de transition et de mise en oeuvre auraient été importants, car nous ne pouvons mettre qui que ce soit à pied. On parle de 220 000 $ annuellement sur une période de 15 ans. À partir de là, les commissaires ont montré une certaine inquiétude et sont passés des économies à réaliser à des coûts reliés à la fusion. La somme de 302 300 $ devenait alors fragile, ne sachant pas les coûts qui auraient pu s'ajouter «, précise Jean-François Leblanc, le directeur des finances de la CSDLJ.
Au cours des derniers jours, la présidente de la CS des Rives-du-Saguenay, Liz Gagné, a tenu des propos qui ont déplu aux élus de Jonquière, notamment sur le manque de maturité dans l'analyse du dossier.
« Les commentaires n'ont pas été très appréciés. Le travail à faire a été fait et très bien fait. Nous avons eu une rencontre de trois heures et nous avons obtenu l'information des directeurs de chaque service. Malgré tout, nous allons poursuivre la collaboration avec les Rives-du-Saguenay «, mentionner Josette L. Morin, la présidente jonquiéroise.
Les dirigeants de la CSDLJ ajoutent que les économies peuvent être réalisées à l'interne, notamment avec certaines coupures de postes administratifs. L'an dernier, deux emplois de gestionnaires ont été coupés et cinq autres sont prévus pour le budget 2012-2013.